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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 08:27

      Je ne peux pas m’empêcher de chercher le pourquoi de cette si grande sensibilité chez les APIEs. Est-ce leur intelligence qui en fait des êtres hyper émotionnels ? Est-ce parce qu’ils sont hyper émotifs qu’ils vont si vite dans leur tête ? En gros, est-ce la poule qui fait l’œuf ou l’œuf qui fait la poule ? Question …. Et je tourne autour de puis longtemps.22022010947

    Par chance, mercredi, lors d’un très beau colloque organisé à Meaux en région parisienne, j’ai rencontré et discuté avec un chef de pôle de psychiatrie : Vincent Mahé qui a une approche bien différente et si intéressante par les neuro sciences et l’étude du cerveau.

    Il expliquait des différences physiologiques entre le cerveau d’un APIE et le cerveau d’une personne standard : taux de myélinisation, matière grise… Je n’ose aller plus loin dans les détails, étant trop néophyte et inculte en la matière.

   Il me semble et je vous présente mes hypothèses, qu’il peut y avoir déjà deux aspects à prendre en compte pour expliquer pourquoi l’hyper sensibilité est une caractéristiques des APIEs, au-delà d’un QI supérieur à 130. Le premier aspect à prendre en compte :

D’un point de vue physiologique, le cerveau ayant des caractéristiques particulières quand il s’agit d’intelligence cognitive, qui ne s’arrête pas à la porte de la zone des émotions qui est également concernée par une plus grande vitesse de la circulation des informations, une plus grande densité des messages qui provoquent une masse plus importante des messages sensitifs et émotionnels à traiter, une plus grande quantité d’informations sur leur interprétation, d’où une hyper sensibilité.

D’un point de vue psychologique, la personne APIE ayant plus d’informations à traiter au quotidien, prend en compte de nombreux paramètres dans une relation, dans l’analyse d’une situation, d’une rencontre, d’un conflit, d’un événement douloureux de vie. Cette masse d’informations y compris contradictoires ne lui permet pas de voir clair dans l’analyse, de mesurer les risques, les chances. L’APIE a mesuré très jeune que tout est vanité, éphémère. A force de vivre les événements d’un point de vue émotionnel de manière « prismique », sur puissante, elle se sent submergée par la difficulté de la tâche, la gravité des événements, l’indicateur émotionnel grimpe en flèche et l’équation

       émotions x densité du message = hyper sensibilité

La personne perd confiance en ses facultés d’analyse, perd confiance en elle, développe une image très dévalorisée d’elle et en conséquence des comportements de type : inhibition, agressivité sur soi ou les autres, difficultés relationnelles, sur activité, isolement, …

 

Suite au prochain numéro.

       Bon week-end

                Jean-François LaurentP1010436.jpg

 

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commentaires

M
<br /> Bonjour.<br /> <br /> <br /> Cela fait plaisir de découvrir votre blog.<br /> <br /> <br /> Il se trouve qu'une nouvelle expérience sur la douance est en cours au Sénégal, menée par une dame très courageuse.<br /> <br /> <br /> Merci d'envisager les questions que des enfants issus de milieux économiquement pauvres peuvent rencontrer <br />
Répondre
J
<br /> <br /> Pouvez-vous m'en dire plus sur cette expérience et cette dame ? Vous pouvez m'envoyer un mail sur  : jflaurent2b@gmail.com<br /> <br /> <br />    A bientôt<br /> <br /> <br />        Jean-François<br /> <br /> <br /> <br />
I
<br /> Le raisonnement me semble tout à fait pertinent. La question est maintenant de savoir comment mieux gérer cette hypersensibilité. Ayant également lu le livre d'Elaine Aron, j'y ai également<br /> découvert des pistes très intéressantes. Pour ma part, la seule piste que j'ai trouvée à ce jour est d'explorer ma créativité afin d'utiliser mon hypersensibilité. Mais c'est aussi une spirale<br /> qui entraîne vers une plus grande sensibilité. J'attends avec intérêt vos propres pistes que ce "à suivre" semble supposer. :)<br />
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A
<br /> ça c'est sûr. A la longue, ça provoque également un épuisement psychique, voire physique. D'où ce sentiment de se noyer dans un verre d'eau, la perte de confiance, et chez moi un effondrement<br /> progressif par saturation. J'ai tout essayé, dosage d'activité, changement de travail, pauses pour digérer les trop-pleins émotionnels, etc... Le seul truc que j'ai trouvé pour remettre en forme<br /> la machine, c'est de temps à autre une petite cure de prozac...qui me remet en contact avec mon potentiel, mes ressources intérieures, et me débranche quelques temps de cette intranquillité<br /> perpétuelle.  Malgré tout, pour rien au monde je ne voudrais fonctionner autrement qu'au travers de mon hypersensibilité. Outre la grande fragilité que celà implique, à quelle richesse et<br /> quelle profondeur de vécu il m'est donné d'accéder en contrepartie.<br /> <br /> <br /> Elaine Aron a fait et fait toujours beaucoup de recherches sur ce sujet. Connaissez-vous son livre: Ces gens qui ont peur d'avoir peur ? Il m'a aidée à comprendre beaucoup de choses sur notre<br /> fonctionnement d'hypersensibles.<br /> <br /> <br /> Au plaisir de continuer à vous lire sur votre blog.<br /> <br /> <br /> Bien cordialement.<br /> <br /> <br /> Anne-Lise<br />
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Qui Suis- Je ?

  • : Le blog de Jean-François LAURENT
  • : Présentation de mes activités de formateur, conférencier et écrivain dans les domaines de l'éducation : enfants intellectuellement précoces, HPI, EIP, APIE, ainsi que tout ce qui touche l'autorité, la violence, le conflit, les règles dans les établissements scolaires. Me retrouver sur le site : www.jeanfrancoislaurent.com
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