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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 07:30

Bonjour à tous,


    Comme vous le savez déjà, je suis très intéressé par les émotions dans la vie de tous les jours, mais également dans l'acte d'apprentissage. un courant de pensée a voulu nous faire croire qu'on pouvait laisser ses émotions à l'entrée de la classe et que l'enfant pouvait ainsi mieux apprendre.


     On sait bien maintenant que ce n'est pas possible et lorsque vous lisez  cet ouvrage intitullé : "L'erreur de Descartes" de Damasio, vous comprenez bien que sans émotions adaptées, une personne ne peut plus vivre avec les autres, que tous les choix et décisions prises au quotidien sont orientées, voire décidées par nos émotions afin d'être édaptées à soi et le milieu dans lequel on évolue. damasion cite l'exemple de Phinéa Gage dont le cerveau émotionnel avait été lésé suite à un accident de travail et qui ne put jamais s'insérer dans la société à la suite de cet accident alors que son intelligence cognitive était intacte. Ses choix au quotidien n'étaient plus bons parce que non décidés, guidés, orientés par les émotions.090420101223

 

      Alors, je viens à une observation qui revient de manière forte et lancinante. Je constate que certains enfants ont tendance à présenter des émotions qui ne sont pas justes ni adaptées à la situation. J'illustre mon propos :

      " Pierre vient de mettre un coup de pied à Sébastien... 

         Alexandre ne travaille pas et l'enseignant le reprend...

        Anaïs joue en cachette avec son téléphone portable alors qu'elle n'a pas le droit et se "fait prendre" ...

 

     Et là, je constate que l'enfant, au lieu d'être penaud, triste, gêné ou avec des regrets... propose une attitude de colère, voire d'exaspération. Je me retrouve régulièrement à nommer à l'enfant ma surprise, ma colère et mon incompréhension de l'expression de son ressenti proposé en externe. Je m'entends leur dire : " Non, tu te trompes, ce n'est pas toi qui est en colère, c'est moi ! Toi, tu devrais être triste, ennuyé, gêné... Je devrais presque déjà lire une demande d'excuses sur tes lèvres !  Du regret ! ou au moins un "profil bas".

 

    Régulièrement, nous nous retrouvons confrontés à ce type de situations et lorsque j'en parle dans mon entourage; cette attitude inadaptée à la situation, qui ne convient pas, est courante. Plusieurs éducateurs professionnels ou parents me l'ont confirmé.

 

   La question est de savoir quel sens nous donnons à cette nouvelle attitude. D'où vient-elle ? Quelle part de responsabilité en avons-nous ? Et que pouvons-nous faire ?

 

    Je vois deux raisons majeures à ces attitudes inapropriées. Si vous en voyez d'autres, je suis preneur que vous m'aidiez à approfondir le sujet (Ajoutez un commentaire) :

 

      - La première est certainement que l'attitude de l'enfant est adaptée au milieu de la maison où il vit et est efficace. Il exerce un chantage émotionnel afin d'obtenir ce qu'il souhaite. Ses parents répondent favorablement et tombent dans lle piège affectif tendu qui donne plus de résultats pour l'enfant qu'une émotion juste. Le parent piégé se sent coupable de l'état de l'enfant qui obtient ce qu'il souhaitait. Alors, pourquoi se gêner. On peut appeler cela du terrorisme émotionnel. Il y a peu, j'ai pu observer un enfant sur la cour qui dit à sa mère alors qu'elle lui dit au revoir : "De toute manière, tu préfères XX à moi, tu ne m'aimes pas... Et il s'en va. Sa maman lui court après et lui réaffirme tout son amour en se sentant coupable. Le piège s'était refermé... Un autre que je gronde pour une bétise sur la cour et qui me regarde avec un air outré qu'on ose le reprendre....

 

         La deuxième est la difficulté à prendre sa part de responsabilité dans une société où le modèle ambiant n'est pas celui-ci. L'enfant a de plus en plus tendance à rejeter la faute sur l'autre. "Ce n'est pas moi ! Je n'ai rien fait ! Ce n'est pas de ma faute ! Il est vrai que le système mis en place en cas de transgression de règles ne favorise pas la prise de responsabilité, mais plutôt la course à celui qui va le plus vite se plaindre et l'accusé (éventuellement à tort s'il court moins vite). L'éducateur doit proposer une autre attitude à l'enfant et expliciter les enjeux de l'expression d'émotions authentiques. En cela, il met en place un travail sur la base de la médiation scolaire et l'apprentissage à la gestion non violente des conflits et des transgressions de règles.090320101026

 

   Attention, nous devons être tous vigilents à permettre à chaque jeune d'exprimer ses émotions légitimes en fonction des événements de la vie. derrière, nous avons le risque qu'une émotion non justifiée favorise une décision non juste pour la personne ou son entourage. Nous rentrerions à ce moment là dans des jeux psychologiques déjà fréquents (en référence à Eric Berne dans le champ de l'analyse transactionnelle).

 

   Prendre en compte les émotions de l'apprenant, le guider dans ses ressentis, l'aider à mettre des mots, comprendre me paraît prioeitaire pour permettre aux jeunes de mieux être...

 

                 Jean-François LAURENT

 

 

 

     

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commentaires

P
<br /> <br /> Peut-être que si ce comportement devient de plus en plus courant, et surtout qu'il se répend partout (tant au plan social que culturel et géographique), c'est que la cause est à chercher ailleurs<br /> que dans des explications psy-psy auxquelles on peut faire dire tout et son contraire...<br /> <br /> <br /> Ce qui ne change pas grand chose à la réaction appropriée, réaction toujours encadrée de ses deux piliers habituels "bienveillance" et "fermeté", mais ça vous le savez déjà.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Merci de votre commanetaire. Pouvez-vous développer ce "ailleurs". Cela m'intéresse. Merci et à bientôt<br /> <br /> <br />      Jean-François<br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> <br /> Bonjour Jean-François, <br /> <br /> <br /> Mon analyse sera sommes toutes trés basiques,et très atypique (pardon d'avance)<br /> <br /> <br /> Depuis des années, voir des décénnies , nos enfants et nous mêmes d'ailleurs ont été mise en compétitions dans les classes,<br /> <br /> <br /> j'ai la sensation (peu être me trompe je , ce n'est que mon ressenti) que les erreurs n'étaient plus admises, que l'on devait savoir, tout et tout de suite,<br /> <br /> <br /> si bien que nos enfants et souvent nous mêmes réagissons sur la défensive pour cacher la faille qui serait vu comme une anormalité, <br /> <br /> <br /> pour moi rentrer en émulation (c'est mon avis et n'engage que moi) serait d'apprendre en même temps que , non pas sur une base d'autorité pyramidale mais égalitaire, <br /> <br /> <br /> et dire et vivre les erreures non pas comme anormales mais comme faisant partie de la vie pour apprendre à se remettre en question,   pour faire tomber les reactions de défense, qui peuvent<br /> être violentes pour l'enfant qui souvent retourne cette violence contre lui-même  en priorité et ensuite sur les autres, du style ce n'est pas moi , c'est untel!! etc!!) tout ceci par peur<br /> du jugement, peur de ne pas être parfait, peur de décevoir, peur de ne pas être le premier, peur de redoubler, peur de ne pas réussir,<br /> <br /> <br /> Il a fallu de longs mois pour qu'au travers de l'école à la maison je change mes comportements de mère, et les comportements de mes enfants,<br /> <br /> <br /> apprendre pour une bonne note!! n'a pas de sens si les acquis ne servent pas à quelque chose de concrêt,  se défausser quand on à dit quelque chose de mal , ou quand on a eu une<br /> mauvaise  attitude, apprendre à réparer face à l'autre , à endoser et assumer ses responsabilités, "j'avoue avoir fait quelque chose de limite " pour apprendre  plus de choses sur moi<br /> même et sur les autres, pas de jugements, mais le plaisir de mieux faire, du coup les adultes sont fières de moi, ils me valorisent parce que j'ai eu le courage d'avaouer, nos ainés ne nous<br /> disaient ils pas , une faute avouée à demie pardonnée??? il faut valoriser celui qui est défaillant, et lui montrer qu'il faut beaucoup de courage pour oser reconnaitre que l'on est pas<br /> parfait!!   <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> chauxdoudou<br /> <br /> <br /> kiki et ses 3 zébrions!!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> La suite : <br /> <br /> <br /> Si l’enfant constate qu’il obtient quelque chose par la menace ou par l’entrée en combat et qu’il n’obtient pas cette chose par la simple demande, il est évident que cela ancre son comportement<br /> agressif.<br /> <br /> <br /> « Enthousiaste » : nous devons être enthousiaste, c’est à dire plein d’entrain pour un objectif donné, de façon à ce que notre jeune chevalier puisse tourner son combat vers une<br /> nouvelle cause, différente de son accès personnel au pouvoir, mais tout aussi mobilisatrice : l’obtention d’un diplôme, d’un savoir faire, de qualités nouvelles, un projet de construction<br /> etc… L’exemple étant le meilleur vecteur d’enseignement, nous nous devons de montrer notre plaisir et notre empressement à atteindre ces nouveaux buts.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Bien d'accord avec vous sur la question de l'exemplarité. "Fais ce que je dis et fais ce que je fais". Des pistes à ouvrir pour les enfants sur l'émotion juste qui ne cherche pas à vaincre<br /> l'autre et à n'obtenir essentiellement que de l'estime de soi, de la justice et de l'équité.<br /> <br /> <br />      Bien amicalement<br /> <br /> <br />                    Jean-François<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> Le monde des émotions rappelle celui des instincts animaux par certains aspects. Cette proximité des deux mondes attire l’attention sur certains mécanismes du monde animal.<br /> <br /> <br /> Certains animaux sont candidats à prendre la tête du groupe et vont combattre l’autorité instituée pour pouvoir récupérer le pouvoir. Ces animaux là cherchent à provoquer un combat et lorsque<br /> celui-ci est engagé, ils sont toutes griffes dehors, heureux de pouvoir en découdre pour aller jusqu’à la victoire finale qui leur attribuera le trône…. Toutes les techniques de combat sont<br /> bonnes et l’affrontement ne cesse que lorsque la victoire est marquée par l’abandon du perdant. Celui-ci se met en position de vulnérabilité et se montre penaud. Cela arrête le combat, car<br /> l’animal victorieux veut régner sur les vivants et pas sur les morts et ne va donc pas achever son partenaire malheureux. Dans le monde animal, un jeune mâle ambitieux va provoquer régulièrement<br /> le vieux mâle dominant et va échouer de nombreuses fois. Mais c’est dans ses gènes, la victoire finale est au bout de la persévérance et chaque fois qu’il sera remis de ses blessures il<br /> retournera attaquer le leader.<br /> <br /> <br /> On peut penser que ce comportement animal se retrouve dans celui de certains de nos enfants qui font de l’acquisition de l’autorité, l’objet central de leur convoitise. Les encadrants (parents,<br /> professeurs, éducateurs…) qui tentent de leur donner une direction apparaissent dans leurs yeux comme le vieux chef à vaincre.<br /> <br /> <br /> La plupart des autres animaux ne sont pas candidats au poste de chef et font immédiatement allégeance à l’autorité. Lorsqu’ils sont pris en faute ils font ce qu’il faut faire pour arrêter le<br /> combat : ils se montrent penauds et soumis. C’est le comportement de la plupart des autres enfants.<br /> <br /> <br /> Les animaux nous donnent une autre comparaison intéressante : le chat et la souris. Le chat va torturer la souris pour s’amuser jusqu’à ce qu’elle ne bouge plus. De la même façon certains<br /> enfants vont torturer leurs coreligionnaires, simplement parce qu’ils estiment qu’ils ne sont pas de la même race, parce qu’ils n’ont pas les bons comportements, les bons habits etc… Dans cette<br /> situation du monde animal, la mise à mort est au programme, nous devons donc être particulièrement vigilant dans le monde des enfants car la torture entre les enfants est sans limite autre que<br /> celle de l’autorité justement. Ce deuxième type de combat, très déséquilibré, n’est pas celui de l’article de Jean François Laurent, mais il me semble intéressant de le garder à l’esprit, ne<br /> serait-ce que pour ne pas confondre les règles de ces deux combats qui sont très différentes.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Quelles solutions pour arrêter le premier combat, celui pour la place du chef ? Le combat ne sera pas mené par le jeune prétendant s’il a la certitude qu’il est perdu d’avance. Les messages<br /> à envoyer à notre enfant provocateur doivent donc être orientés dans ce sens. Il existe sans doute de nombreuses possibilités de message. Par exemple faire la démonstration d’une grande violence<br /> ou d’un manque total de pitié dans la mise en œuvres de sanctions aléatoirement disproportionnées. Tout l’attirail des dictateurs va évidemment fonctionner (sans quoi ils n’auraient pas été<br /> dictateurs). Pour des raisons éthiques nous allons rejeter ces solutions mais en gardant à l’esprit leur mode de fonctionnement : elles impressionnent notre prétendant au pouvoir. Et si<br /> notre apprentis de la vie en communauté qu’est l’enfant est impressionnable par des mécanismes négatifs puissants comme la terreur, il l’est également par des mécanismes positifs comme la<br /> maîtrise de soi, l’abnégation, la capacité à orienter les situations vers une issue positive quelque soit la gravité de l’état émotionnel dans lequel se trouvent les partis prenants de cette<br /> situation. La force tranquille désintéressée présente et enthousiaste peut donc être un programme intéressant. Détaillons le.<br /> <br /> <br /> « Tranquille » : la force tranquille ne s’énerve pas, même lorsqu’on la provoque. D’ailleurs notre petit guerrier ne se privera pas de vérifier qu’il a à faire à cette force<br /> tranquille : il essaiera de faire lâcher le mot « tranquille ». N’oublions pas que notre petit guerrier veut démontrer sa supériorité pour récupérer l’autorité correspondante. S’il<br /> apparaît plus tranquille que son encadrant, il gagne sur le plan de la maîtrise de la force, ce qui n’est pas un mince atout. Donc ne nous énervons pas. De plus dans le feu de l’énervement nous<br /> pourrions dire des choses qui seraient immédiatement retenues contre nous par notre jeune provocateur.<br /> <br /> <br /> « Désintéressée » : si notre objectif est de garder le pouvoir à des fins personnel, nous réactivons implicitement le combat pour être chef, puisque c’est ce combat que nous menons<br /> nous-mêmes. En cela, nous ne vallons pas mieux que notre petit challenger. Cela lui laisse entrevoir la possibilité de nous battre sur le terrain de l’intégrité et là encore de commencer<br /> à  accéder à l’autorité à notre place. Pour éviter cela, rappelons à notre agresseur et à nous-mêmes quelle est notre légitimité et n’exerçons notre<br /> force qu’à ce titre. Ne cherchons pas à vaincre notre petit adversaire, mais opposons lui simplement la résistance dont il a besoin.<br /> <br /> <br /> « Présente » : nous devons rester vigilant et ne pas nous faire vaincre par manque d’attention. Nous devons surveiller nos arrières et anticiper les coups bas. Notre petit guerrier<br /> utilisera, pour obtenir la victoire, les armes moins nobles que sont l’effet de surprise et les attaques en traître. « Après tout, que le meilleur gagne » se dit-il. Anticipons donc<br /> efficacement ses attaques. La plupart d’entre nous, les avons mises en œuvre à son âge, il devrait donc nous être facile de nous en souvenir. Soyons donc meilleur stratège que notre apprentis<br /> guerrier.<br /> <br /> <br /> « Force » : ne perdons pas de vue que nous devons être le plus fort. Etre gentil ne suffit pas pour gagner un combat. Et si l’on ne gagne pas, on perd, au détriment à la fois de<br /> nous-mêmes et du jeune que nous encadrons qui de ce fait perd ses limites et donc ses repères. Ne cherchons pas une issue où le combat s’achèverait par un match nul qui laisserait penser à notre<br /> petit guerrier qu’il pourrait bien gagner le suivant. Cela n’implique cependant pas d’humilier le challenger, mais juste de laisser clairement paraître qu’il a perdu. N’hésitons pas à gagner de<br /> beaucoup, sans pour autant remettre en cause les qualités la personne de l’assaillant. Seule son attitude a entraîné son échec.<br /> <br /> <br /> Etre fort cela nécessite d’être suffisamment armé et nombreux. Il faut se mettre en position de vaincre et s’en donner les moyens. Il ne faut pas pêcher par naïveté et penser que la gentillesse<br /> triomphe toujours. Elle ne l’emporte que si elle est forte. La caractéristique de la gentillesse n’est d’ailleurs pas de triompher, mais seulement de ne pas écraser, de ne pas humilier,<br /> lorsqu’elle triomphe.<br /> <br /> <br /> La force doit être exercée : lorsque l’on baisse les bras en se disant que finalement ce n’est peut-être pas si grave et qu’il n’est sans doute pas raisonnable de se battre, notre jeune<br /> héros voit dans cette attitude la posture du vaincu qui est le signal de sa victoire et de son accession à l’autorité. Cela arrête de ce fait le combat en cours (le chef règne sur les vivants).<br /> Mais cela prépare directement l’affrontement suivant puisque notre jeune enfant se trouve en position de défendre son titre de chef fraîchement acquis. Si nous devons abandonner une position, il<br /> convient de le faire avant même d’entrer dans le combat. Si l’enfant constate qu’il obtient quelque chose par la menace ou par l’entrée en combat et qu’il n’obtient pas cette chose par la simple<br /> demande, il est évident que cela a<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Merci pour votre article commentaire très intéressant et j'avais oublié de prendre en compte cet aspect. Alors, merci. Effectivement revenons à la logique gagnant-gagnant qui est le propre de<br /> l'homme. A développer pour éviter ces trocs d'émotions. Bien à vous,<br /> <br /> <br />                   Jean-François LAURENT<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> Tout d'abord un petit mot pour Aurélie qui, je l'espère, se sent un peu plus rassurée sur ses compétences. <br /> (j'avais posté un message, mais je crains qu'il ne se soit perdu dans les méandres du net).Bon courage à elle !<br /> <br /> <br /> En réponse à votre article, je pense qu'il peut y a au moins une autre raison dans chaque situation:<br /> <br /> <br /> premier cas (le coup de pied): le sentiment de ne pas avoir été entendu. Peut-être pas ici et maintenant, mais ailleurs... Par exemple, l'enfant a pu recevoir un coup quelconque et ne pas avoir<br /> été entendu, reconnu dans sa souffrance physique ou émotionnelle et extérioriser celle-ci dans un moment d'agacement. Il peut également recevoir claque ou fessée (je suis une fervente anti<br /> châtiments corporels ) et en avoir déduit que c'était un moyen comme un autre de communiquer son mécontentement. <br /> Cela ne justifie en rien le coup de pied, mais un grain de sable en entraîne un autre... <br /> <br /> <br /> -cas numéro 2 : me ferai-je tirer les oreilles ? Un enfant peut refuser parce qu'il n'a aucune envie de faire un<br /> effort (et vos explications peuvent donc convenir), mais ne peut-il y avoir une autre raison ? Un ennui parce que l'exercice ne lui convient pas ? Le sentiment que c'est trop dur pour lui,<br /> parfois même à tort. Mais dans ce cas là, pourquoi n'y aurait-il pas une petite raison légitime de vous en vouloir ? Car enfin, vous êtes bien l'enseignant et devriez savoir tout ce qui peut<br /> convenir à chaque enfant, non ? Bien sûr, dans les faits, c'est impossible. Même avec mes deux filles,il m'arrive de me tromper. Alors avec une classe... Seulement si l'enfant n'a pas été entendu<br /> à de nombreuses occasions (pas forcément liées aux apprentissages), ne peut-il avoir un mouvement d'humeur ? Il lui reste à comprendre que nous sommes des êtres imparfaits et que malheureusement,<br /> tout n'est pas toujours passionnant. Quant à la possible difficulté de l'enfant, je crois que vous connaissez votre métier, je ne détaille donc pas. <br /> <br /> <br /> -dernier cas : le portable ! La colère envers soi-même non identifiée ? La colère envers l'adulte à cause de la frustration ressentie? La dépendance à cet engin...<br /> <br /> <br /> Et bien sûr vos raisons.<br /> <br /> <br /> <br />
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