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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:47

Bonjour,conferences-de-Jean-Francois-Laurent-5073.JPG

     Pari réussi pour une jeune association de Bretagne : "Parents, Partage" qui a été créée il y a à peine deux ans et qui a réuni une cinquantaine de personnes à Le Verger près de Rennes autour du thème de la précocité intellectuelle. Toutes les chaises étaient occupées et les retours très positifs. De nombreuses questions, un climat de confiance s'est instauré autour de Jean-François Laurent, conférencier qui, par ses anecdotes, son style tout en humanité et respect a emmené les participants dans son univers.

    APIEs et émotions, APIEs à l'école ou à la maison, comment peut-on faire autrement ?

 

Ci-dessous un retour de conférence du type "chaudoudou"

    Merci à tous !

Conférence du 04/11/11 - Le Verger

Bonjour,
Tout d'abord je tenais à vous dire que j'ai été captivée par la présentation que vous avez fait des APIE. 
je suis venue à la conférence dans le but de trouver éventuellement des conseils sur le comportement atypique de certains enfants(mais pas forcément des enfants précoces intellectuellement). Et depuis vendredi soir, je suis un peu troublée : j'ai retrouvé ma fille dans de nombreux traits de caractère que vous avez présentés. Louise a 6 ans 1/2, elle a toujours été "hyper" dans tous les domaines avec comme caractéristique principale (à l'unanimité des personnes qui la côtoient) d'être extrêmement agitée. Jusque là, cela ne nous posait pas de problème même si ce comportement peut être usant pour nous parents mais bon ... Depuis un an environ, je sens qu'elle souffre de certaines situations (difficultés à gérer son stress face aux incendies : un simple exercice d'évacuation à l'école lui faire perdre tous ses moyens, face à la mort, ...). Et ce qui la fait souffrir le plus c'est de ne pas avoir de copine, elle en rêve, fait tout pour mais n' y arrive pas. Je me disais qu'elle était maladroite, sa façon d'être très "active" faisait peut-être peur aux autres mais que ça passerait avec les années ... Alors je vous remercie de m'avoir ouvert les yeux sur cette piste à explorer.
J'ai échangé avec mon mari sur ce sujet ce week-end, et comme il n'a pas pu assister à la conférence vendredi soir, je vous transmets dès aujourd'hui un bon de commande pour les livres Be APIE.
Félicitations encore pour la qualité de votre intervention, et au plaisir de vous écouter une prochaine fois.

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 00:27

Club Parents : conférence-débat "L'enfant intellectuellement précoce"

Vendredi, 04 Novembre 2011, 20:30 - 22:30
 

 

 

 

Dans le cadre du (Club parents), nous vous proposons une conférence suivie d'échanges sur"L'enfant intellectuellement précoce", animée par Jean-François Laurent. Enseignant, conférencier et écrivain, il est plongé dans ce sujet depuis de nombreuses années, que cela soit dans son travail ou à titre plus personnel.

 

La "précocité intellectuelle" touche de 2.5 à 5% de la population (soit environ 1 à 2 enfants par classe). Néanmoins, la réalité derrière ces mots est mal connue, souvent associée à tort à l'image d'un enfant premier de la classe qui excellerait dans tous les domaines (et pourtant 1/3 sont en échec scolaire !).

 

Etre parent ou enseignant d'un enfant intellectuellement précoce, c'est découvrir ce fonctionnement si particulier, où l'intelligence différente et la gestion des émotions sont étroitement liées pour aboutir à un cocktail riche, parfois détonnant.

 

Comment accompagner les enfants intellectuellement précoces au quotidien, que cela soit à l'école ou à la maison ? Comment donner confiance à ces enfants et les aider à gérer leurs émotions ?

 

Jean-François Laurent a longtemps travaillé avec des élèves "intellectuellement précoces". Plutôt que d'utiliser les termes "surdoué", "intellectuellement précoce" ou "haut potentiel", iI a inventé le terme APIE pour Atypique Personne dans l'Intelligence et l'Emotion. Il aborde la "précocité intellectuelle" sous une facette différente de l'approche habituelle des psys et d'une manière très concrète (car vécue au quotidien), tout en étayant son discours d'anecdotes. 

 

A Le Verger (20 mn de Rennes) - salle des associations (située derrière la Mairie).

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 07:05

 

 En ce deuxième jour où je peux m’exprimer en citoyen libre, je m'interroge sur le système scolaire français. Je souhaite vous nommer ces observations qui montrent des signes de fin de règne de notre système tel qu'il est actuellement.

Préalable :

    Je capte des signes autour de moi, dans mon expérience propre, je fais des parallèles... Je vais comparer des indices de fin de structure entre le régime allemand au cours de la période 1940/1945 et le système éducation nationale actuel. Mon propos n'est pas de comparer l'Education nationale au gouvernement nazi de la deuxième guerre mondiale et fort heureusement. Je fais un rapprochement sur des indicateurs de fin de système et notamment celui de l'Allemagne en 1945.

 corse-vacances-fevrier-2011-008.JPG

   - Le système se crispe de plus en plus sur ses lois, ses règlements, sans laisser place à l'Humain.

 Quand l'Allemagne, à la fin de la deuxième guerre mondiale, prenait l'eau de toute part, elle a développé les mêmes symptômes. 

      - Ils étaient de plus en plus à cheval sur les lois et leur respect le plus strict, en les durcissant sans cesse. Une énergie folle était consacrée à faire respecter l'ordre proposé.

     Pour exemple, quand je vois le nombre de procédures à effectuer pour mettre en place un suppléant lorsqu'un enseignant est absent (avant (moins de 10 ans), il suffisait de trouver la personne suppléante et de l'installer immédiatement sur le poste concerné devant les jeunes. Les papiers suivaient. Maintenant, les papiers précèdent la personne. L'académie doit avoir reçu le fax de l'arrêt maladie de la personne concernée avant dix heures, sans compter les jours de carence puis envoi de l'arrêt, fax de l'installation du suppléant, puis accord académique, envoi par courrier, retour par courrier... et je simplifie à outrance. Pendant ce temps, les élèves n'ont pas de professeur devant eux.

    Un autre exemple : Un ami est proposé pour être directeur de collège dans le midi de la France. Mais il faut qu'il ait une licence alors qu'il a suivi directement un master. Cela ne convient pas, il valide une licence au cours de l'été. A la suite de la soutenance de ce mémoire à Aix en Provence, le jury lui nomme que le niveau de ce mémoire est certainement du niveau master. Mais de peur que le candidat soit ennuyé par le système, ils ne lui valident que la licence pour répondre à tout prix à la demande du rectorat, fi de l'intelligence de la situation. Il lui fallait ensuite justifier de cinq années d'expérience devant collégiens... alors qu'il a été professeur en IUT ???? (Entre autres) et une nouvelle fois, cela ne convient pas...

   

 22082010334

 

    - Le système décide sans concerter, fi de la pertinence des personnes.

 

    Je suis contacté par une académie pour intervenir sur les difficultés des enfants précoces à l'école. Le conseiller pédagogique me signale qu'ils n'ont pas d'argent. Je dis OK, ce n'est pas loin de chez moi. " Remboursez-moi mon essence et je viens gratuitement" Réponse que je viens de recevoir : "Je suis au regret de vous annoncer que madame l'Inspectrice d'Académie de XXX n'a pas souhaité retenir votre intervention pour le 12 octobre, sans explications..."

Pas de remerciements, encore moins d’excuses !

    Sans parler des grandes réformettes tombées du ciel. Cela ne vous rappelle rien ?

 


       - Même les ennemis d'hier se rassemblent contre la structure en place.

       L'union des ennemis d'hier contre le système en place, c'est intéressant à plus d'un titre. Le public et le privé se sont réunis pour manifester. Quand on connait l'histoire du "privé public", ces luttes qui remontent à la création de l'école publique et que de plus en plus, on voit ce rapprochement, on peut se dire que la situation est grave. Les Russes s'étaient bien alliés aux américains... Pour mémoire, j'ai déjà fait grève commune public privé (pour les réseaux d'aides).


 

       - On tente de nous faire croire qu'on peut faire plus avec moins.

      Quand j'entends qu'on peut faire mieux, je suis d'accord, mais plus avec moins, l'équation ne fonctionne pas. Cela me fait penser une nouvelle fois à de la propagande.

 

        - On évalue, on contrôle de plus en plus

      Nouvelle idée : évaluer les enfants dès la grande section. Oui, les professeurs évaluent les élèves déjà, et dès la petite section. « Evaluer, c’est prélever de l’information pour décider ». Un professeur doit évaluer pour piloter sa classe, mais à quoi cela servirait-il de prendre des infos, faire des paquets d’élèves avec les RAS, les Risques et hauts risques… Cela ne vous rappelle rien ? Classifier les personnes, leur mettre une étiquette ? Repérer oui, bien sur, mais pour agir ensuite et aider à des parcours différenciés.corse-vacances-fevrier-2011-023.JPG

 

         - On nous éjecte du système si nous ne sommes pas conformes !

        J’ai été évalué il y a quatre ans pour obtenir le diplôme de professeur spécialisé (maître G). Quatre personnes sont venus m’inspecter. Je leur ai présenté deux séances devant élèves. Ensuite, nous avons débattu. Les propos et questions des examinateurs ont porté exclusivement  sur les textes de référence et si je connaissais bien la loi. Est-ce que ce que je proposais aux élèves correspondait-il au poste pour lequel j’avais été nommé ? Ce que je faisais était-il légal ? Aucune question n’a porté sur la pertinence de mon action, sur la qualité de mon travail avec le jeune. Y compris sur le débat sur le mémoire où il m’a été reproché d’utiliser des termes alors que je ne suis pas psychologue (parents toxiques),que ce mémoire était trop universitaire… A un moment donné, je n’ai pu me contenir et leur ai demandé si ce que j’avais fait était trop compliqué pour qu’il n’y ait aucune question sur ce sujet…  Bref, c’est parti à « Volo » et je n’ai pas obtenu ce certificat.

 

 En ce deuxième semestre 2011 où je me suis éjecté tout seul du système et heureux de l'être, j'ai quand même entendu une personne de l’administration de l'inspection académique m'affirmer que je n'avais pas le droit de démissionner comme cela et que c'était l'inspecteur qui décidait ! Quand je lui ai dit que je voyais mal l'inspecteur venir me chercher chez moi, me passer les menottes afin que je vienne devant élèves, qu’il s’agissait d’un droit, elle s'est dit qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Dès que vous êtes différent, cela devient difficile. Mes pairs, la CCMD (Commission Consultative Mixte Départementale) composée d'élus, syndicalistes) m'a refusé il y a quatre ans un congé d'un an pour passer un doctorat, puis a refusé une mise en disponibilité cette fois pour me consacrer à mes beaux-parents très âgés et pour pouvoir donner conférences et formations sur des thèmes d'éducation. J'ai fait appel : refusé !

 

   Soit tu te plies, soit tu pars... Obéis et tais-toi. Dans un autre temps, dans d’autres conditions extrêmes, soit tu obéissais, soit tu désertais au risque d’être fusillé.


       Alors au revoir !

            Jean-François LAURENT

P.S. Claude Allègre avait certainement raison quand il affirmait qu'il fallait dégraisser le Mammouth. Peut-être est-il en fin naturelle de vie ? 

 

    




      

 

      

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 07:45

Bonjour,

   Désolé pour ce compte à rebours qui se voulait humoristique, comme si ma démission était le scoop du petit monde de l'education.

 

 

    Je me suis réveillé ce matin en me rappelant le rêve que je venais de réaliser. C'était un beau rêve et je me sentais apaisé, souriant, reconnu. Le voici :

    Hier matin, le facteur a apporté le courrier comme tous les jours et j'avais une lettre recommandée. Curieux et pressé, je signe et ouvre l'enveloppe émanant de l'Inspection académique du Rhône. Il s'agissait d'un arrêté de démission pour moi-même. mais je fus surpris, à l'intérieur, il y avait également une petite enveloppe cachetée au nom de Jean-François Laurent, personnel. Mon nom était écrit à la main. J'ouvre l'enveloppe et prend la carte personnelle de l'Inspecteur sur laquelle était écrit les mots suivants :

         " Avec tous nos remerciements pour votre engagement au service des enfants, bonne chance à vous... "

      Ce petit mot m'a fait chaud au coeur, j'étais heureux et renvoyais à mon tour un mot de remerciements.


       Je me réveille

    Ce n'était qu'un rêve : Dommage. Vous terminez votre trentième année consacrée aux jeunes, vous vous êtes engagé, vous avez passé des week-end, des soirées, des jours, vous vous êtes passionné, vous avez débattu, innové, tenté, pleuré, ri... et en retour, vous avez droit au suprème honneur d'une lettre recommandée avec accusé de réception et d'un arrêté administratif.


     Où est la place de l'humain dans tout cela ?

     Il aurait suffi qu'une des personnes de l'administratif, sans oser demander à l'Inspecteur lui-même,  (quand même, il ne faut pas exagérer J-F) prépare une carte, un simple petit mot qui aurait pris 45 secondes et aurait tout changé : une reconnaissance. Mais c'était bien un rêve.

     Pour les élèves, le système scolaire génère de la violence, pour les professeurs et le personnel éducatif en général, le système génère des violences, si nous remontons la cascade, je suppose que les Inspecteurs d'Académie ressentent cette même violence de la part "du système" pour ne pas révéler de leur humanité dans ce quotidien, dans leur mission et responsabilités.

    Pour affirmer cela, je m'appuie également sur d'autres faits qui vont tous vers démontrer que la machine s'est déshumanisée alors que sa vocation profonde est l'éducation des jeunes de la nation. C'est un paradoxe.

 


      Une nouvelle étape dans ma vie professionnelle avec cette démission de l'éducation Nationale pour me consacrer totalement à mes trois activités majeures et liées étroitement que sont l'écriture, la réalisation de conférences et de formations, l'écoute et le suivi de familles, de jeunes. En outre, je suis en train de réaliser un quatrième lien en m'occupant de deux personnes agées de plus de 80 ans. Je suis interpellé et vais réfléchir au lien entre la souffrance des anciens et celle des jeunes. Je pressens découvrir des passerelles intéressantes. Comme je ne crois pas au hasard dans la vie, pourquoi sont-ils là maintenant et pourquoi m'interpellent -ils donc autant ? Ce ne peut être un virage à 180° en tre les jeunes et les vieux. Je penche plus pour du lien, de l'humanité encore.

 

      Suprême luxe, j'ai du temps et suis sorti de cette spirale infernale de la course au temps. J'ai du temps de réflexion, d'écriture, de répondre aux demandes de conférences et de formations avec beaucoup plus de liberté, du temps pour goûter la vie, les arbres...

20032011430.JPG

        J'ai du temps... pour rêver et vous le communiquer.

                 Bonne journée à tous

                              Jean-François LAURENT

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 16:04

Jean-François LAURENT                                           Caluire, le 29 septembre 2011

82, rue Jean Moulin

69 300 CALUIRE

Tel : 06.11.70.32.24

Mail : jflaurent2b@gmail.com                                                      A

En poste à l’école                                                Monsieur l’Inspecteur d’Académie

ND de l’Assomption                                                         Académie de Lyon     

Rue Hugues Guérin

69008 Lyon

Objet : Démission de l’Education Nationale

 

Monsieur,

          Suite à l’avis défavorable de la CCMD il y a quatre ans de m’accorder une mise en disponibilité d’un an pour poursuivre un doctorat de sciences de l’éducation,

          Suite à l’avis défavorable de la CCMD  cette année de m’accorder un congé de mise en disponibilité pour convenances personnelles,

          Suite à la confirmation de cet avis en appel par Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

       Après 27 ans de loyaux services comme enseignant, puis chef d’établissement l’année suivante et cela durant 15 ans, formateur en formation initiale, continue, à l’international, enseignant spécialisé puis, pour finir, comme enseignant en classe ordinaire à projet spécifique,

      J’ai l’honneur de vous présenter ma démission à compter du 27 octobre 2011.

      Je vous prie de croire Monsieur, en l’expression de mes salutations respectueuses.

                                                    Jean-François LAURENT

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 07:42

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 08:28

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 10:51

             

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 14:58


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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:52

   Je me lève très tôt le matin et j'écoute les informations pour tomber sur les unes des journaux du jour. Titre d'un des quotidiens nationaux :

            "Retour des cours de morale à l'école".

    Ce titre fait suite au décès d'une jeune fille de treize ans à la sortie de son collège, battue à mort par le frère d'une collègue de classe.

     Il me semble que dans cette phrase, "Retour des cours de morale à l'école",  il y ait deux mots de trop : -des- et -cours-.

    Et si on titrait : "retour d'une morale à l'école".

    Je ne suis pas en train de clamer que les professeurs n'ont plus de morale, que les enfants, les jeunes, les parents n'ont plus de morale, mais que le système n'est pas moral pour les jeunes et a une part de responsabilité sur le drame qui s'est déroulé dans le midi de la France.

    Quand a-t-on appris à ces jeunes en quoi la vengeance était destructrice pour soi et pour l'autre ?

     L'école ou le collège a-t-il eu des lieux, des temps où l'institution scolaire a favorisé, renvoyé une image positive des jeunes ?

     Quand a-t-on appris à ces jeunes à identifier puis gérer leurs émotions ?

      Y avait-il un adulte ressource pour recueillir ce mal-être de cette jeune fille submergée par sa violence ? Une infirmère, un surveillant, un CPE, un professeur tuteur ?

      Quand a-t-on appris aux professeurs, éducateurs, parents à gérer un conflit en bienveillance, à cadrer leurs élèves en bienveillance, à crier leur colère de manière acceptable et constructrive, à recueillir la colère, la tristesse, la peur des jeunes avec la volonté et le savoir pour le jeune d'en faire quelque chose, à sanctionner plutôt que punir ... Quand ?

      A-t-on appris aux jeunes qui ont vu la scène à intervenir sans danger et en efficacité ?


     Je dénonce, je dénonce, mais qu'est-ce que je propose ?

 

  - Je propose :

      - Une école, un collège plus coopératif et moins stigmatisant les jeunes en difficulté d'apprentissage. C'est à dire la suppression des notes, des classements, la recherche de l'hétérogénéité dans les classes qui favorise l'entraide et l'image positive de soi, travail par projet, en groupe, en petits groupes...

     - Une école, un collège où des cours sur les émotions, la gestion enrichissante des conflits, la médiation, les relations sont proposés dès le plus jeune age.

      - Une école, un collège qui forme ses professeurs à la relation éducative, qui leur apprend à travailler sur les concepts de sanctions / punitions, sur les signes de reconnaissance positifs,

      - Une école, un collège qui a retravaillé sur son règlement intérieur, sur le rapport à la loi.

        - Une école, un collège qui réunit parents et professeurs ensemble en équipe autour des jeunes.


     - Plutôt que des leçons de morale sur des maximes simples et courtes,

     - Plutôt que des portiques électroniques de détection des métaux,

     - Plutôt que des policiers dans les établissements scolaires,

     - Plutôt que le renforcement de mesures disciplinaires.

 

   Je n'ai pas vocation à trouver seul le remède à la bonne marche de l'Institution scolaire, mais sur ces registres de morale, violence, épanouissement, gestion des émotions,... les pistes que j'ai explorées avec d'autres donnent des résultats. Pas comme modèle, mais en exemple pour se dire que c'est possible 

  "Hier matin, après avoir introduit, comme tous les matins durant une huitaine de minutes, la journée par un temps d'interiorisation, de relaxation avec des enfants de quatre à 12 ans ensemble, (Ils étaient 40) nous avons travaillé sur une maxime de réflexion : "Le plus grand secret du bonheur, c'est d'être bien avec soi"

    Puis nous avons fait une dictée non notée et adaptée à tous les niveaux où les enfants ont pu se relire, travailler, s'aider, être félicités ou mis devant leurs responsabilités. Puis, nous avons tous écrit des lettres de remerciements aux parents d'élèves qui nous ont tant aidés pour la fête d'école... Durant la journée, je leur ai lu une histoire comme tous les jours, ils ont lu aux petits de la classe de cycle deux, nous avons regardé une vidéo de l'émission "c'est pas sorcier" sur la culture Maya. Nous avons joué à reconnaître des grands morceaux de musique classique (la petite musique de nuit, la cinquième symphonie de Beethoven, le Boléro de Ravel...) nous avons fait du calcul mental par jeux...

  Et nous étions heureux de vivre, travailler, se facher, exiger, rouspéter, rire... et apprendre ensemble. 


   Le soir, je recevais une maman qui m'a glissé, avant de partir, une lettre dont voici un extrait : 

   "... J'ai senti que mon enfant changeait doucement mais surement et qu'elle commençait à mieux mémoriser, à mieux apprendre, à mieux comprendre... et cela a changé mon regard sur elle. Alors, je voulais vous dire et surtout vous écrire... Je crois que vous appelez cela un chaudoudou, alors oui, c'en est un et un vrai !"

    Ce qui veut bien dire que c'est possible, que le système pourrait bouger avec une volonté des acteurs et des décideurs pour une école plus douce, plus accueillante, plus apprenante de la vie, plus morale quoi !

    Eduquer, c'est une histoire d'Amour

              Jean-François LAURENT

    

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Qui Suis- Je ?

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Classe De Cycle 3