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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 15:26
Changement de stratégie en cette rentrée 2010

         Cela faisait longtemps que cela me trotait en tête, mais des proches me le déconseillaient : "tu ne dois pas te brader... Tu vaux plus que cela... Il faut gagner de l'argent avec tes conférences...." Je les écoutais, cela devait m'arranger. Mais ! ! Je veux laisser parler mes intuitions. Et j'ai proposé des conférences pour 100 euros. Et j'ai eu tort ! J'écoute maintenant mon contrôleur des impôts qui m'informe que le plancher est à 300 €. Alors, je me place au plancher et propose maintenant mes conférences suivies d'un débat et vente dédicaacée d'ouvrages

Une conférence pour 300 € HT !


       Afin de jouer gagnant / gagnant, je propose des conférences sur les deux sujets qui me tiennent à coeur que sont :
                 - Les APIES, enfants intellectuellement précoces, HPI, IP, EIP... et leurs émotions
                 - Tout ce qui gravite autour de la médiation scolaire (violence, conflits, autorité, règles...) à 300 €  HT + les frais de déplacement. S'il y a plus de 100 personnes, je demande 50 € par tranche de 100 personnes supplémentaires. Je propose également de vendre mes livres en fin de conférence.

Avantages de la logique gagnant / gagnant :

         - Peu de risques financiers pour l'organisateur
         - Possibilité de trésorerie pour l'association qui organise la
           formation.
         - Permettre à de petites structures qui ne peuvent prendre de risques financiers d'organiser des conférences et ainsi se faire connaître.
         - Animation de l'association, service rendu aux adhérents
         - Diffusion de mes ouvrages en fin de conférences
         - Possibilité de liens pour des formations
         - Communiquer sur mes valeurs et savoir-faire.

      Pour me contacter :
           jean-francois.laurent@hotmail.fr 

           contact@hommesinidees.fr
           00 33 6 11 70 32 24
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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 13:03


A tous, je souhaite de joyeuses fêtes !

                 Jean-François LAURENT

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 07:19
       Je suis très en colère, voire une nouvelle fois déçu et heureux de voir que des éducateurs enseignants ne baissent pas les bras.

Je m'explique et vous décris la situation :
      "Prikesh", nom d'emprunt est élève de 6ème dans un centre scolaire privé catholique sous contrat avec l'état de Lyon après avoir été en CM2 dans le même centre.C'est un enfant arrivé d'Albanie à l'age de 4 ans après avoir subi des blessures aux jambes et être resté dans le coma une à deux semaines. Cet enfant parle bien français, sans accent, mais les matières traditionnelles liées au langage restent faibles : grammaire, conjugaison, orthographe. Son vocabulaire en français reste pauvre, mais ne demande qu'à s'enrichir. Prikesh est un enfant sensible, doué en mathématiques, écorché vif qui a une image de lui très dévalorisée. Son CM2 s'est bien passé. L'équipe éducative l'a pris en charge avec ses différences, l'a accompagné avec ses différences, ses révoltes, ses difficultés. Elle lui a proposé un cadre bienveillant, souple et ferme à la fois. Prikesh a retrouvé goût à l'école et confiance dans les professeurs.
    "Rien ne peut compenser une seule larme d'un seul enfant."
                                                        Fiodor Dostoïevski (1821-1881), Les Frères Karamazov.

     Ce travail a été saboté en moins de 15 jours. Dès son arrivée au collège, il a posé problème à l'équipe des professeurs qui l'a vu arriver avec appréhension. L'enfant dit lui-même qu'il s'est senti rejeté dès les premiers jours. "De toute façon, ils ne m'aimaient pas dès le départ". 
      Les professeurs ont joué avec les cartes qu'ils avaient en main pour le contenir :  mots dans le carnet de correspondance, colles le mercredi,  exclusion temporaire du cours, visite chez le CPE, chez le directeur, convocation des parents, exclusion temporaire de l'établissement jusqu'à l'exclusion définitive prononcée à 4 semaines des vacances de Noël. 
Plus ils durcissaient leur position, plus l'enfant devenait agressif et insupportable. Mais c'était de sa faute. il allait bien se plier !

     Depuis, Prikesh n'a pas trouvé d'établissement privé catholique sous contrat avec l'état d'accueil. Aucun ne le veut : Bouge trop, perturbateur... Que fait-on de cet enfant dont la famille souhaite qu'il reste dans l'enseignement privé catholique ?

" La violence n'est pas innée chez l'homme. Elle s'acquiert par l'éducation et la pratique sociale. "
                                         Joseph Ernest Renan est un écrivain, philosophe et historien français (1823  1892)


    Depuis son renvoi du collège, L'équipe de l'école a pris en charge l'enfant. Il est accueilli en maternelle et aide les maîtresses. Une surveillante qui ne supporte pas cette situation lui donne quand elle le peut des cours particuliers gratuits. Et là, miracle ! Il se révèle un enfant attentionné, délicat, travailleur, aidant les petits, poli, tenace.... Et non cet enfant décrit comme violent, agressif, perturbateur. Bien sûr, il s'agit d'une situation temporaire en attendant un accueil en collège. La directrice de l'école primaire a un très bon contact avec le collège privé de Rillieux et espère qu'il sera accueilli dans cet établissement.

    Ce qui me choque au plus profond, c'est cet enfant qui, tous les jours, voit les professeurs de son collège, son CPE, son directeur... et personne, je dis bien personne ne se préoccupe de son avenir. Qu'ils n'aient pas su faire, c'est une chose et ce n'est pas le plus important si nous nous remettons en cause. Nous devons être humble devant les blessures d'enfants qui peuvent nous destabiliser. Par contre, que cet enfant laisse indifférent, qu'aucune question ne soit posée, que ces hommes et ces femmes dits éducateurs  ne portent pas le soucis de l'avenir de cet enfant, qu'ils ne soient pas honteux de ce qu'ils ont fait.... Là, je ne comprends pas !  Aucune question n'est posée à l'équipe du primaire sur ce que devient Prikesh.
        Cette indifférence affichée me rend fou ! D'abord pour l'enfant, mais aussi pour moi éducateur ! l'éducation, ce n'est pas cela. C'est prendre des risques, tenter, rater, recommencer, trouver... ou pas, mais recommencer.
    Il y a peu, la surveillante demandait des livres de 6ème au CPE pour que l'enfant puisse travailler. Il lui a été répondu qu'il fallait qu'elle demande au professeur principal s'il voulait bien !

     J'ose croire que c'est de honte qu'ils ne posent pas de questions sur cet enfant.
        Comment peut-on se dire enseignement catholique et proclamer les valeurs de l'évangile en vivant ce grand écart ?
   C'est hors de mon entendement. Quand on dit qu'un collège privé catholique est ouvert à tous, faut-il penser qu'il est ouvert qu'à ceux qui peuvent payer ? Qu'à ceux qui ne dérangent pas ? Loin de moi de mettre tous les collèges dans le même panier. Certains sont remarquables d'accueil de la différence, de suivi de chacun... mais comment accepter de telles procédés ?
  Je citerai de mémoire un extrait de l'évangile. ce ne sera pas au mot près, mais j'espère que j'en conserve l'esprit :
 
                         "Si tu accueilles le plus petit, c'est moi que tu accueilles"


et un autre extrait cette fois-ci non de mémoire :

        «Entrez par la porte étroite, car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition et il y en a beaucoup qui y entrent. Mais la porte étroite et le chemin étroit mènent à la vie et il y en a bien peu qui le trouvent.»
                             [ Saint Matthieu ] - Extrait de L’Evangile


     Hier, cet enfant a demandé à revenir en CM2 pour avoir de meilleures notes et pouvoir faire une vraie sixième dans un autre établissement. Il veut revenir dans un établissement où il se sait aimé, contenu, respecté, où les éducateurs tentent de lui renvoyer une belle image de lui, là où il pourra reprendre confiance en lui, en la vie.

    Pour moi, éduquer, c'est d'abord une histoire d'amour. Non de cet amour enfermant, projeté par l'adulte, mais un amour libérateur, confiant, respectueux de l'être humain, un amour qui offre des espaces pour apprendre l'école ... et la vie.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 16:41
Ce soir, je réponds à une invitation du Rotary club de Lyon pour intervenir sur "
   "Ces surdoués qui dérangent vous parlent avec le coeur"
   Le challenge est vraiment intéressant à relever, exercice que je n'ai jamais fait. Les membres du Rotary Club se réunissent dans un restaurant. J'ai 20 minutes pour parler entre le plat principal et le fromage. 20 minutes où il faut que je les emmène dans mon univers, peutêtre dans leur univers, que je les touche dans leur âme, que ce que je propose leur parle.
   Mais pour quoi faire ?
      N'y aurait-il pas dans leur club d'entrepreneurs des APIES, des surdoués ou des précoces ? Certainement. Alors, je dois leur apporter des éclaircissements dur qui ils ont été, qui ils sont et qui sont leurs enfants ?

   Aussi, je ne vais pas leur parler de QI (quotient intellectuel), mais bien sûr de QE (Quotient Emotionnel).

    Je vais tenter de leur parler de leurs souffrances, leurs joies, leur sensibilité exacerbée, leur pensée toujours en ébulition... et de l'intérêt de savoir qui on est vraiment. Quels sont nos traits de caractères ...

    Mon pari est là : Les toucher au coeur ou à l'Ame et souhaiter leur apporter quelques pistes à explorer.

Je vais articuler mon propos autour des axes du titre :

    "Ces surdoués qui dérangent nous parlent avec le coeur"

Qu'est-ce qu'un surdoué ?
un être émotionnel, atypique, sensible, blessé
Pourquoi il dérange et qui il dérange ?
l'injustice, le sens des apprentssages, hors norme, pourquoi,
Il nous parle de quoi avec son coeur ?
généreux, entraide, passionné, une proie facile, du génie



       Puis, je vais me laisser guider par mes intuitions. Je ne pense pas aller beaucoup plus loin dans la préparation, je vais me faire confiance et laisser parler moi aussi mes intuitions.
     Je vous écrirai demain pour vous donner le résultat de ce travail.
          Bien amicalement à tous
                    Jean-François LAURENT
Ce travail a été fait par une de mes petites élèves qui devaient me proposer de se racheter après une transgression de règles. Elle m'a inventé un poème et fait un dessin.
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 16:05
Apprendre différemment avec des enfants précoces et des enfants hors normes en général

      Je me laisse régulièrement et volontiers porté par mes intuitions et lorsque j'étudie mon terrain d'expérimentation, mon terreau, le lieu qui me sert d'inspiration, je cherche à analyser mon travail. Bien entendu, soyez rassuré, tout n'est pas qu'inspiration, mais ce que je découvre, je n'ai pas pu l'anticiper et l'imaginer. Ce  ne serait pas une découverte autrement.
      Il y a peu, je reprenais conscience de manière forte du besoin de temps pour apprendre. Aujourd'hui, je voudrais vous parler de notre rituel du matin qui m'apporte matière à réflexion.
      Chaque matin, nous alternons en classe en début de classe entre une énigme mathématique et une citation de français. J'ai cherché le lien entre les deux et je l'ai enfin trouvé. En réalité, chaque matin, nous passons notre demi heure à réfléchir à deux énigmes : une énigmes en mathématiques et une en français.
    Nous cherchons à développer la réflexion, une démarche de recherche dans ces deux domaines.
    

Le vrai génie sans coeur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie.[Wolfgang Amadeus Mozart]
 
Extrait d'une Lettre - 11 Avril 1787

           
   Nous recherchons le sens caché, le lien entre les mots, les idées, ce que cela nous évoque. Nous nous rappelons notre connu... et surtout, les enfants se sentent considérés. plus ils sont en difficulté scolaire ou sociale, voire psychique, plus il faut leur présenter de grands hommes, de grandes idées, de grands textes, de grandes musiques, de grands concepts...
     Tout ce qui est grand élève et attire vers le haut. Des enfants non APIES sont très intéressés, voire passionnés par ces énigmes. Les enfants intellectuellement précoces le sont aussi bien entendu. Il y a donc quelque chose à découvrir au delà des mots. Il y a le sens !

  Chaque matin, nous passons 45 minutes à travailler sur ces énigmes. Chaque matin, on se "prend la tête", on réfléchit, on essaie, on interprête. on cherche à lire ce qui n'est pas écrit, ce fameux "entre les mots, entre les lignes" et on réfléchit à sa propre vie.

    Mais, où est le programme ? Le socle commun ? Les paliers ? Les piliers du programme ?

     Alors, je profite de ma chance que ces enfants soient des rebelles au classisisme scolaire pour leur présenter d'autres entrées et surtout celle que je privilégie : l'entrée par l'intelligence.

           Bien cordialement
                                            Jean-François LAURENT

P.S. Ci-dessous, un petit APIE de CE2 en train de lire son journal à la récréation. Pas de crainte, ce n'était pas "Le Monde", mais un gratuit.

            


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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 12:45
             Cette semaine, qu'ai-je appris sur mon travail ? Quelquefois, j'ai des révélations de l'évidence et là, je souhaite vous en communiquer une.


     Dans la classe de cycle où je travaille  avec des enfants qui est mon terrain d'expérimentation, j'ai pris conscience de la notion de temps dans l'apprentissage.

    Je souhaite développer entre autres chez ces enfants de 6 ans à 11 ans tous atypiques la rigueur dans la présentation des cahiers. rien de plus classique pour l'instant. C'est la manière qui m'a interpellé. Comme ils sont plus que très fragiles, j'ai dans l'obligation de prendre de multiples "pincettes "pour leur parler. Alors j'ai pris le temps de poser des exigences très progressivres tout en encourageant systématiquement les enfants et en leur renvoyant une belle image. : "Oui, c'est bien, je vois que tu t'es appliqué, mais demain, tu utiliseras un crayon à papier !"    je leur ai demandé très progressivement de souligner au stylo vert, à la règle, à tel endroit, en s'appliquant sur la calligraphie, l'espace, l'orthographe...

    Je m'en voulais de ne pas exiger un travail beau tout de suite... Encore une fois, je vais être traité de démago ou pédago laxiste ...  Et je les ai vus très rapidement améliorer leurs réalisations de page en page. D'habitude, l'enseignant rigoureux (celui qu'on a en tête, que les parents ont en tête, le sérieux quoi !) fait refaire jusqu'à ce que le produit soit parfait , bien présenté, propre... et déchire la feuille ou fait recommencer tant que le résultat n'est pas atteint.. Oui, cela laisse des traces dans le coeur des enfants. ils peuvent être déçus, humiliés, tristes, en colère, crient à l'injustice. Bref, pas cool pour ceux qui n'y arrivent pas.

   Et là, en ne travaillant que sur un critère à la fois et en respectant énormément leur travail tout en étant très exigent et doux, je les ai vus s'améliorer très vite. J'en ai été surpris et cela m'a interpellé. Pourquoi vouloir tout tout de suite et ne pas leur laisser le temps de ces apprentissages ? Quel est l'enjeu que l'enfant réussisse tout de suite ? La fierté du prof, la crainte des parents, le désir de pouvoir tout obtenir des enfants tout de suite ? ? ? Tout à la fois ? maintenant, ils ont tendance à trop charger leur décoration. Pas grave, cela va venir dans le mois qui vient. Il me semble qu'en procédant avec patience et en positivant au maximum tout en nommant ce qu'on attend la prochaine fois, on développe chez les enfants le goût , le plaisir du travail bien fait, la confiance en soi et un renvoi d'une belle image. J'ai regretté d'avoir été souvent impatient dans l'apprentissage et de tout vouloir tout de suite.




Sur la photo, nous voyons trois enfants de niveau et d'age très difféfférent travailler .


    Bien amicalement à tous
                      Jean-François LAURENT





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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:29
    
            Jeudi 5 et vendredi 6 novembre, Jean-François LAURENT a animé une formation à laquelle ont participé une cinquantaine de  personnes : professeurs, surveillants, ASEM, cadres de l'établissement scolaire Saint Denis. Il faisait suite à une première intervention du docteur Olivier Revol sur les enfants intellectuellement précoces. Jean-François a fait un lien étroit au cours de la deuxième journée en lien avec tout ce qui touche à l'autorité, les relations, la posture de l'éducateur.
       Un point fort qui a été relevé par tous : "Il nous a redonné espoir... de l'énergie... l'envie de continuer et de changer des choses... Il touche au coeur des hommes"...
      Un autre a relevé la posture du conférencier : "Humble, précis et une grosse connaissance du terrain, il ne se place pas au dessus de la mélée. il n'y a pas lui et les autres, mais tous ensemble pour y arriver.... Il nous donne envie, il nous touche, il est poignant par ses témoignages et son regard posé sur nous..." Il nous a renvoyé qu'on avait un beau centre scolaire avec une unité de valeurs humaines sur lesquelles s'appuyer et avancer. Le projet sur les enfants qu'il appelle : APIE (Atypiques Personnes dans l'Intelligence et l'Emotion) va se poursuivre et s'enrichir.

    L'échange des "chaudoudoux" a été apprécié ainsi que le travail intîmiste qu'il a proposé. Il a même dit qu'il acceptait bénévolement de venir faire une conférence aux parents...

     Deux belles journées de formation sur les enfants "précoces" et sur la relation éducative, l'autorité, le conflit.

                    A bientôt

   
 
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 11:32

" Cher monsieur,

Un grand merci pour votre conférence de ce matin, à Sion, qui m'a
donné de nombreux éclairages sur cette fabuleuse expérience humaine
qu'est la médiation.
Merci aussi de votre simplicité. Quelle belle leçon d'humilité. Cela
donne du courage à tous les apprentis de la vie que nous sommes.
En racontant ma matinée à ma fille de 15 ans, et après lui avoir
traduit le mot "auctoritas", je lui ai dit que je regrettais
d'apprendre certaines choses si tard, ... après m'être "plantée" si
souvent.
Elle m'a répondu: "Heureusement que tu n'es pas parfaite. Toi aussi,
tu dois encore grandir comme un enfant. Si tu avais fini de grandir,
cela voudrait dire que tu es morte !".
J'ai ri.

Vous pouvez raconter sans autre mon anecdote avec Issam, apprenti
graphiste, 22 ans au moment de cette crise.
"Donnez-moi une seule bonne raison de vivre !" s'était-il écrié. Il
pleurait et était complètement désespéré.
Je vous ai raconté ce qui m'a traversé l'esprit, l'espace de deux
secondes: "merde, là, il ne faut pas que tu te trompes".
Je lui ai alors dit: "Chaque matin, je me lève avec la même question:
qu'est-ce que ça veut dire, AIMER ? et je ne sais toujours pas. Tu
verras, si t'essaie d'y répondre, ça te prendra toute ta vie".

Issam va bien aujourd'hui. Il travaille comme graphiste
professionnel, organise des manifestations pour des jeunes. Il est
toujours plein de projets.
L'un de ceux-ci concerne la mise en place de murs autorisés pour les
graffitis, avec l'appui de la commune.
Certains murs sont réservés aux amateurs, d'autres aux graffeurs
expérimentés. Chacun comporte une charte à respecter par les
utilisateurs.
Avec la commune, il a mis sur pied des conférences sur le respect,
données par des graffeurs sauvages repentis, qui passent dans les
classes de l'enseignement obligatoire pour faire de la prévention.
Je le revois régulièrement lors des manifestations qu'il organise et
il a l'air heureux.

Voilà,
je me réjouis de vous retrouver à travers la lecture de l'un ou
l'autre de vos ouvrages.
Meilleures salutations,

manuela
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 15:46
           Conférence sur la médiation scolaire
              Jean-François LAURENT sera en conférence samedi 17 octobre 2009 dans le Valais Suisse avec les médiateurs scolaires de la région. Dans ce canton, contrairement à la France, il existe des médiateurs scolaires directement dans les établissements scolaires, que ce soit en collège ou en lycée. Sur un des stages que j'ai effectué dans ce canton, les médiateurs sont souvent des professeurs qui ont quelques heures pour cette mission.
Le thème de la conférence sera :
  La médiation scolaire comme levier de changements des relations à l'école; le rapport aux règles. Autorité-autoritarisme; sanction-punition. Comment passer d'une logique compétitive à une logique coopérative ?
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 09:46

                                                                                                                           Vous trouverez sur le blog dans la rubrique :

    "Nouvelle classe de cycle trois"
un texte de synthèse intitullé :

           "Enfants intellectuellement précoces et en rupture scolaire ensemble"

à 15 jours de la rentrée des classes qui pose un certain nombre d'éléments d'analyses, réactions...

     Bien amicalement
                                      Jean-François

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Qui Suis- Je ?

  • : Le blog de Jean-François LAURENT
  • : Présentation de mes activités de formateur, conférencier et écrivain dans les domaines de l'éducation : enfants intellectuellement précoces, HPI, EIP, APIE, ainsi que tout ce qui touche l'autorité, la violence, le conflit, les règles dans les établissements scolaires. Me retrouver sur le site : www.jeanfrancoislaurent.com
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Classe De Cycle 3