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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 10:40
Dyssynchronie de l'HP du quatrième âge avec Jean-François Laurent

Dyssynchronie du quatrième âge

Je viens de prendre conscience d’une autre souffrance possible chez des APIES ou des Hauts potentiels complexes, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas en harmonie, qui ne se sont pas révélés à eux-mêmes.

Je vis au quotidien avec des personnes âgées dont un APIE de 87 ans, APIE qui a souffert de ne pas avoir été reconnu pour qui il était, qui n’a pas pu mettre ses grandes capacités intellectuelles au service d’une carrière brillante. Il fut simplement un fonctionnaire « gratte papier » dans un bureau par manque d’entourage étayant, par manque de confiance en soi.

A 87 ans, toujours brillant intellectuellement, sur mémorisé qui se souvient de tout avec une vivacité incroyable, sa voix est claire et absolument pas chevrotante. Il lit beaucoup, il se passionne depuis toujours pour la deuxième guerre mondiale et consulte des ouvrages dont lui seul connaît l’existence. En anecdote, je raconte cette scène tant significative. Ce vieux monsieur est en train de lire le journal (Corse matin) et se met en colère :

« - Ils disent des mensonges, ils n’ont pas vérifié leurs sources.

  • Que se passe-t-il Pierre ?
  • Ils expliquent que les deux torpilles retrouvées dans le port sont arrivées par erreur, c’est faux, archi faux ! Ce sont les italiens qui ont mis ces torpilles anglaises à cet endroit ! » Et voilà qu’il me raconte avec moult détails cet épisode de la guerre. Quand je lui demande comment il connaît cette histoire, il m’explique qu’il l’a lu dans le journal de son père en 1943, « le petit Bastiais » et qu’il s’en souvenait.

Voici le tableau d’un vieillard sur mémorisé, toujours brillant, mémoire vivante d’un village de Corse, dépositaire de certaines expressions en langue corse que seul lui connaît… et qui se retrouve enfermé dans un corps qui ne suit plus. Il a beaucoup de difficultés pour se mouvoir, a des pertes d’équilibres, marche avec deux cannes et aidés d’une autre personne. Voilà un APIE qui vit comme une personne de 60 ans dans sa tête, mais dont le corps ne suit pas. Les émotions sont toujours fortes, les désirs, envies toujours présentes, le besoin d’échanger y compris intellectuellement là. Et sa condition de personne à mobilité très réduite l’en empêche, son entourage proche, son épouse n’est pas du tout dans le même état et le voilà obligé de côtoyer une personne avec peu de conversation suivie. Il est emprisonné dans ce corps qui ne correspond pas à son âge mental, à son âge affectif. Il se noie dans des regrets, dans des rêves, dans des envies qu’il ne peut plus assouvir par manque d’autonomie physique, de possibilité de se déplacer, de personnes qui réagiraient comme lui.

Parlons de sur mémorisation. Pierre m’explique les avantages et les inconvénients de cette sur mémorisation. Oui, nous nous souvenons de tous les bons souvenirs et c’est très agréable, « Mais je me souviens également de tous les mauvais moments, tous sans exception et là, ce n’est vraiment pas drôle ! »

Une souffrance de plus, un décalage de plus et nous le trouvons régulièrement parti dans sa tête à revivre des beaux moments de sa vie et tous les possibles… qui ne le sont plus. Et très nostalgique parfois de se souvenir de toutes les occasions qu’il n’a pas saisies, de toutes les gamelles vécues, les coups tordus, les épines dans le cœur.

Cette dyssynchronie, cet écart entre le corps et l’esprit, quand je lui ai expliqué ce que j’analysais, il m’a dit : « C’est exactement ça, je me promène avec ma prison. Je suis en prison dans mon corps.

Bien amicalement à tous

Jean-François Laurent

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 21:38
Travailler sur les émotions des jeunes précoces, leur donner confiance. Mon objectif en conférence : vous donner de l'énergie, vous donner confiance !

Travailler sur les émotions des jeunes précoces, leur donner confiance. Mon objectif en conférence : vous donner de l'énergie, vous donner confiance !

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 09:28

Bonjour,

Je suis interpellé quotidiennement et de plus en plus par des parents, des professeurs qui ne savent plus comment faire ou simplement ont besoin de conseils notamment sur les enfants précoces ou à haut potentiel que j'appelle APIE. Pouvoir communiquer avec moi pour des conseils, des idées, des retours, avis dans le domaine de la pédagogie ou de l'éducation. Des problèmes avec l'Ecole, des propositions à valider, des idées pour savoir comment faire à la maison. Certains souhaitent que je parle avec leur enfant, d'autres voudraient mon avis sur une situation, encore d'autres des adresses de professionnels pour savoir vers qui se tourner en cas de soins.

Aussi, j'ai décidé de franchir le pas et de proposer sur mon site : http://www.jeanfrancoislaurent.com des rendez-vous sur skype ou par téléphone où les personnes achètent une consultation sur l'éducation ou la pédagogie.

Il en va de même pour des professeurs, des chefs d'établissements, principaux, proviseurs, cadres éducatifs qui ont besoin d'approfondir un sujet, de conseils ou d'animer une réunion, une formation par une intervention extérieure. Je'interviens également avec des éducateurs, surveillants, psychologues, médecins, AVS, EVS, personnel administratif et de service.

Vous pouvez également acheter des temps de formation à distance par skype en vidéoconférences. on voit mon visage et le power point sur lequel je travaille. Je laisse le power point à disposition.

Vous connaissez déjà mes champs de prédilection, mais je vous les rappelle pour mémoire :

Précocité intellectuelle, médiation, gestion des conflits, gestion de l'autorité, classes difficiles, gestion des émotions, règles règlement intérieur, punitions / sanctions, sanctions réparatrices, comment réfléchir sur la notation des élèves, développer la confiance chez les élèves, développer la confiance d'une équipe enseignante.

J'ai souhaité également conserver des prix accessibles. Un établissement scolaire peu argenté n'aura ainsi pas de frais de déplacements à honorer. Une famille éloignée qui se sent isolée géographiquement, je pense également à nos amis des DOM TOM que je visite de plus en plus et où je rencontre des familles qui recherchent des personnes ressources.

Bien sûr, ces rendez-vous vidéo à distance ne remplaceront jamais une rencontre en direct, en présentiel, mais ils pourront permettre à certains de reprendre confiance en eux, de vérifier leurs choix, de lancer une formation, d'approfondir un sujet éducatif.

Vous avez besoin d'un complément d'informations, contactez-moi directement par téléphone ou mail afin de répondre au mieux à votre besoin.

Bien amicalement à tous

Jean-François Laurent

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 12:33
Conférence tout public vendredi sur la précocité intellectuelle avec J-F Laurent

Pour réfléchir ensemble à comment mieux faire avec ces enfants à besoins éducatifs particuliers

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 13:40
En Guadeloupe pour des conférences sur la précocité avec J-F Laurent

Bonjour à tous, En Guadeloupe cette semaine, une conférence ouverte à tous les publics sur la précocité intellectuelle est organisée vendredi 23 janvier à 20 h à la maison des adolescents et l'ANPEIP Caraïbes. Pour plus de renseignements, envoyez-moi un mail à jflaurent2b@gmail.com

A bientôt

Jean-François Laurent

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 10:23

Une semaine après les événements terroristes, je me pose trois questions :

  • La première – Pourquoi tant d’incidents avec la minute de silence dans les collèges et les lycées ?
  • La deuxième : Cette école fondée sur la compétition ne favorise-t-elle pas cette montée des communautarismes ?
  • La troisième : Quelle est ma part de responsabilité dans ces actes terroristes ?

Pour répondre à la première question, il me semble que cette minute de silence a pu être vécue comme violente par certains jeunes si elle a été imposée de l’extérieur, sans explications et débats sur la symbolique. Nous sommes dans une lutte des symboliques : symbolique des caricatures de Mahomet contre symbolique du recueillement. Certains jeunes ont pu vivre cette minute de silence comme une agression. On leur impose une symbolique qu’ils ne comprennent pas ou à laquelle ils n’adhèrent pas. Double peine, double agression. « En plus, ils me demandent de me recueillir sur un truc auquel je ne crois pas, ce n’est pas possible… »

Dans les établissements où cette minute de silence a été l’occasion au préalable de discussions, débats, compréhension et discernement entre ne pas être en accord avec les caricatures et tuer pour cela. J’ai l’exemple d’un établissement de Lyon où la directrice (catholique de type européenne) est passée dans toutes les classes accompagnée de Tahar, professeur de français, (musulman d’origine nord-africaine) où ils ont suscité le débat, expliqué, distingué, communiqué. Ils ont donné sens à toute cette barbarie. Cette minute de silence a été bouleversante pour l’ensemble des participants : jeunes, éducateurs, profs… Les élèves ne l’ont pas vécu en violence mais en symbole d’une communauté fraternelle.

Par la suite, des élèves de diverses confessions ou origines ont demandé et réalisé un espace de prière, recueillement avec affiches, dessins personnelles, messages, bougies… pour participer à cet élan national.

Pour nos jeunes encore plus que pour nous, ils ont besoin de symboliser, mettre en acte, participer, se projeter.

Bien sûr, cette piste n’est pas exhaustive, elle veut simplement contribuer au débat et n’attend qu’à être complétée.

Cette école fondée sur la compétition ne favorise-t-elle pas cette montée des communautarismes ?

Je fais un parallèle entre cette école qui est, qu’on le veuille ou pas, dans ses pratiques fondée essentiellement sur la compétition : « Tu dois être le premier, tu dois avoir la meilleure note, tu ne dois pas aider ton voisin sans que cela s’appelle de la triche, tu travailles essentiellement seul, tes difficultés sont gommées au nom de la sacro-sainte homogénéité, Tu ne peux pas être en difficultés d’apprentissage par rapport à un rythme extérieur sans être montré du doigt et stigmatisé…. »

Il me semble qu’une école fondée essentiellement sur la coopération plutôt que sur la compétition, sur la sanction réparatrice plutôt que sur la punition humiliante, sur les signes de reconnaissance positifs plutôt que sur la dévalorisation favoriserait l’émergence d’une société plus douce et tolérante. Notre ministre prend l’initiative en réunissant tous les acteurs de l’Ecole afin de réfléchir ensemble sur le comment faire en posant une problématique qui me parle : Qu’est-ce que n’a pas fait l’Ecole pour en arriver là ? Problématique complexe, réponses multiples après une réflexion forte.

J’écoutais ce matin Xavier Bertrand, membre de l’opposition parlementaire sur une chaîne d’information. Changement d’attitude important : « Si nous avions eu la solution, croyez-vous que nous ne l’aurions pas appliquée ? Nous ne l’avons pas seuls (paroles reprises de mémoire). Nous devons r »fléchir ensemble, au-delà de nos divergences, avec nos convergences : laïcité, république, tolérance, liberté… J’ai enfin entendu un discours apaisé, coopératif. Autre signe important, ses anciens réflexes sont revenus : couper la parole au journaliste en parlant en même temps, plus fort, s’imposer par la force. Et il s’est très vite repris en s’excusant et écoutant le journaliste puis en répondant. Nous sommes loin des invectives du parlement j’espère ancienne version.

Cela fait du bien. En cascade, cela produit des effets jusqu’au terme de la chaîne : nos jeunes. Je crois en la pédagogie de l’exemple. Nous n’avons pas été de bons exemples je crois. Et je ne jette pas la pierre aux politiques, aux ecclésiastiques, aux profs, aux forces de l’ordre… La faute, ce n’est pas l’autre, c’est moi aussi.

« Enseigne qui tu es ! »

Alors, ce que je ferai maintenant : je réunirai très vite les membres des communautés éducatives et les ferai travailler ensemble, réfléchir ensemble : élèves, parents, profs, éducateurs, surveillants, responsables des religions, société civile... Ce qu'ils trouveront, je ne le connais pas. Juste mettre en route de l'intelligence collective.

Et j’en arrive à ma troisième question :

Quelle est ma part de responsabilité dans ces actes terroristes ?

Que n’ai-je pas fait ? Qu’ai-je fait ? Qu’ai mal pensé ? Oui, à ma mesure, à mon niveau, dans ma sphère ? La responsabilité, ce ne sont pas que les autres, c’est moi aussi. Posons-nous toutes ces questions individuellement. Que puis-je mettre en place dans ma vie pour être plus tolérant, plus ferme, plus accueillant, plus compréhensif des idées de l’autre. Ai-je toujours eu le bon regard ? Ai-je fermé les yeux ? Comment m’améliorer ? Comment participer à ma mesure, dans mes fonctions, avec mes entourages à œuvrer pour un monde de paix ?

Oui, je sais, ce message ne va pas révolutionner le Monde, c’est ma participation, ma goutte d’eau dans l’océan. Mais je n’oublie jamais que l’Océan est constitué de gouttes d’eau. Oui, je serai lu par 50 ou 100 personnes sur 7 milliards d’individus sur terre. Pas grave, je fais à ma mesure, la mesure de l’Espérance.

Jean-François Laurent

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 06:32

J'écoute ce matin un débat sur les rythmes scolaires sur LCP. Je ne peux m'empêcher de tendre l'oreille sur ces échanges plutôt courtois entre majorité et opposition.

Un des arguments lancés me fait bondir (pas trop haut, il est six heures du matin) :

" Le drame de l'éducation nationale, c'est qu'il y a 21 fois moins de chance pour un fils d'ouvrier d'accéder aux grandes écoles qu'un enfant de cadre supérieur."

Et le problème de mon point de vue réside dans la remarque même, non dans la réponse à cette remarque. Je m'explique : Tant que nous chercherons à élucider ce point de vue, nous ne poserons pas correctement la problématique générale de l'Ecole

. Et si nous formulions la problématique de cette manière : " Le drame de l'Education Nationale, c'est que les fils de cadres comme les fils d'ouvriers n'auront pas obligatoirement la chance de faire des études qui les rendront heureux et fiers."

La première remarque du sénateur montre que l'Ecole est tournée sur la formation d'une élite et ce serait la vocation unique de créer une élite. Or, les missions de l'Ecole sont multiples. Et le problème est là. Quand vous souhaitez créer une élite, de nombreuses personnes resteront sur le chemin puisque, par définition, une élite, c'est peu de gens, c'est le sommet de la pyramide. Et tous les autres ? Qu'en faisons-nous ? Et là, l'école est en panne et est structurée pour dégager une élite, se donner bonne conscience en permettant une élite aux origines diversifiées, mais ne répond pas ou partiellement aux autres ?

Bien sûr qu'il faut une élite la mieux formée possible dans un pays. Nous pouvons également nous poser la question de la formation de ses élites. Il me semble que la diversité des voies pour atteindre l'élite, pour ceux que cela rendrait profondément heureux et fiers, est nécessaire et bienvenue. mais le problème n'est pas là.

J'encourage nos dirigeants politiques à poser le problème de l'Ecole différemment : Comment permettre à tous nos jeunes de pouvoir effectuer des études qui les mèneront à réaliser leurs rêves, leurs aspirations, à s'épanouir et être heureux dans un monde plus solidaire, plus doux, plus respectueux de l'environnement ?

Comment mettre en symbiose les capacités des jeunes, leurs aspirations, leurs talents, les besoins de la société ? Et le débat porrait s'articuler autour de cette question ?

Jean-François Laurent

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 19:09

Le goût de l’effort chez l’enfant précoce ?

 

Combien de fois ai-je entendu cette question en conférence : « Comment leur donner le goût de l’effort ? » et combien de fois ai-je répondu : « Là, je n’ai pas de piste, qui a une piste dans la salle ? Question suivante…» et je n’ai jamais eu de réponses. Mais je ne me suis pas arrêté là. J’ai cherché, et au moment où je ne m’y attendais pas, j’ai enfin eu cette porte ouverte qui m’a donné une piste, du sens et peut-être une hypothèse à creuser. Pourquoi cette question est si vitale pour un jeune à haut potentiel ? Pourquoi est-ce si crucial ? Pourquoi sont-ils touchés encore plus que la moyenne de leurs pairs par cette problématique du goût de l’effort ? Une fois encore, l’effet loupe se révélait exact pour les précoces.

En écoutant au mois de mars 2012 à La Rochelle, Jean-Marie Petitclerc, prêtre salésien, (polytechnicien, éducateur spécialisé, directeur de l'association de réinsertion de jeunes Le Valdocco près de Lyon, expert des questions d'éducation dans les zones sensibles et auteur d'ouvrages de référence sur l'éducation), une porte s’est ouverte : la question du sens.

Pour nos jeunes d’aujourd’hui, la question du sens est première et les réponses délicates. Ils ne voient pas le sens de l’apprentissage. A quoi cela sert de travailler à l’Ecole, au collège ou au lycée dans un monde où l’avenir est trouble ? Quand on interroge des jeunes de 13 à 16 ans, à quoi vous fait penser demain ? Ils expriment majoritairement trois réponses : Le chômage, le réchauffement climatique, la montée du terrorisme. Dans notre pays particulièrement, les adultes véhiculent ce pessimisme ambiant : « Hier, c’était bien, aujourd’hui, c’est difficile, demain, ce sera catastrophique ». Alors pourquoi se forcer à travailler pour aller vers la catastrophe ?

Ce qui donne sens à l’effort, c’est d’avoir des buts, se fixer des objectifs, se projeter dans l’avenir. Pour développer le goût de l’effort chez nos jeunes, nous avons à réinvestir l’avenir, à les aider à investir l’avenir, à être porteurs d’espoir dans notre monde de demain. Nous adultes, nous devons porter un regard positif sur Demain.

Nous comprenons également mieux pourquoi nos jeunes sont d’avantage portés vers l’immédiateté, le tout, tout de suite, plutôt que vers l’avenir. J-M Petitclerc parle du primat de l’instant sur la durée, du dictat du tout, tout de suite.

Je reprendrai mon ami Olivier Revol, pédopsychiatre, chef de service et conférencier sur les questions de précocité (entre autres sujets) qui développe de plus en plus le thème de l’enchantement. Les enfants précoces sont régulièrement « désenchantés ». Comment les « ré enchanter » ? Comment leur redonner le désir d’avenir, de s’investir, de construire ? Quand on sait qu’ils sont des sentinelles sociétales, aidons-les dans leur projet de sauver le Monde, de le modifier. Accompagnons-les dans leur soif d’idéal plutôt que de les « désenchanter » ? Ils veulent souvent travailler dans une organisation humanitaire, accompagnons-les, dans une profession qui aidera à combattre le réchauffement climatique, accompagnons-les, dans un service de chirurgie cardiaque pour sauver des personnes, favorisons ces rêves. Et cela dès tout petit et peut-être qu’ils développeront une espérance en l’avenir qui aura comme conséquence de leur donner du sens aux apprentissages à mener pour atteindre leur but. Aidons-les à rêver plutôt qu’à devenir des soldats de l’ennui, amorphes, sans avenir qui les enthousiasme ?

Il prend tout son sens ici sur le goût de l’effort qui n’est qu’une conséquence d’un climat ambiant, bien qu’on puisse modérer ce propos. Avions-nous il y a 20 ans autant ce goût de l’effort que nous voudrions le dire ? J’ai des souvenirs personnels qui me rappellent que je passais beaucoup de temps sur ma période lycée au bistrot d’en face à jouer au flipper et au baby-foot plutôt qu’à aller en cours de philosophie. Avais-je moi aussi ce goût de l’effort chevillé au corps ? Non, mais l’institution famille jouait son rôle à plein et mon père m’a rappelé à l’ordre pour mon deuxième passage du baccalauréat. Le goût de l’effort, je l’ai eu plus tard, lorsque je savais ce que je voulais faire, lorsque j’avais conscientisé ma vocation de devenir professeur. Et curieusement, je me suis mis à travailler.

La première mission du professeur, c’est de donner du sens à ce qu’il doit transmettre. Et la première chose qu’il doit transmettre, si j’ose parler de chose, c’est la confiance. Respecter le programme ne fait pas sens, distribuer de mauvaises notes ne crée pas de dynamisme intellectuel, négliger la qualité de la relation altère la transmission de connaissances.

Alors,

- Donnons du sens aux apprentissages,

- Fixons des objectifs, faire pétiller l’avenir

- Plaçons le jeune en situation de réussite,

- Prenons soin de la relation éducative,

…C’est ainsi que nous aiderons le jeune à découvrir le plaisir de l’effort d’apprendre, le sens de l’effort qui conduit notamment nos jeunes précoces à vouloir changer le Monde.

Il me semble avoir mal posé la question de départ qui a mis tant de temps à faire sens, d’où le manque de piste. Il fallait chercher des pistes du côté de l’être et non du faire. Ce n’est pas comment faire pour leur donner le goût de l’effort, mais comment être pour qu’ils développent leur potentiel. Souvent, au lieu de chercher la bonne réponse, il vaut mieux chercher à formuler correctement la question !

Plein de bonheurs à vous tous

Jean-François
 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:51

A quoi on dit oui ?

Cet été, je l’ai passé à observer, agir, interagir sur la problématique de la confiance du tout petit enfant. Ma vie est faite ainsi qu’étant à l’age où je n’aurais plus d’enfant, je me pose cette question clé. Comment se bâtit cette confiance au quotidien ? Comment se crée-t-elle ? Concrètement ! Peut-être me fallait-il cette distance entre le temps où j’éduquais mes enfants et le temps où j’ai l’immense chance d’être interpellé par la venue d’un petit enfant mais interpellé par l’expérience de la maturité.

Il est facile de déclarer et tout le monde est d’accord sur ce point je l’espère. J’éduque mon enfant à la confiance. Mais le nœud du problème, c’est comment faire ? Comment cela se distille –t-il comme se respire un parfum ?

Ca y est, ce petit a l’âge de marcher et son univers s’est élargi d’un seul coup. Les possibles sont nombreux. Comment peut savoir ce qui est autorisé et ce qui est interdit car dangereux pour lui ou risqué pour nous ? Il ne peut pas savoir et un immense champ d’apprentissage s’ouvre à lui. Il se lève et joue avec une rallonge électrique : « Non ! » Puis attrape le panier à tubes d’homéopathie : « non ! » puis se rend vers un meuble qui ferme mal, ouvre la porte : « Non ! »… et je peux multiplier par cent le nombre d’interdits posés. Il me semble important qu’à chaque non se voit attribué un oui. Cela, non, tu ne peux pas, mais regarde, là tu peux prendre les rouleaux de serviettes et jouer avec. Je te permets de prendre ce journal, je l’ai déjà lu, oui, tu peux. Progressivement, l’enfant va pouvoir faire le tri de ce qui est possible t de ce qui ne l’est pas. Bien sûr, il va revenir pour essayer de mesurer la constance du non et la constance du oui et là, il faut beaucoup de patience.

S’il n’a que des « non », il va vite étouffer et ne pourra pas discerner le oui du non, le possible de l’interdit. S’il était confronté essentiellement à des interdits, il transgresserait beaucoup plus. Le petit sait qu’il a des possibilités de découverte parce que le plus souvent, un non est accompagné d’un possible, d’une ouverture, que j’appellerai ouverture sur la vie et développement de la confiance. Et comme le disait Don Bosco : « Sans confiance, il n’y a pas d’éducation. »

Comment développer la confiance chez le petit si vous ne lui faites pas confiance ? Comment développer la confiance chez le petit si vous ne vous faites pas confiance dans votre capacité d’éduquer ?

Un autre point me paraît important, c’est de manifester les réussites du petit enfant. A chaque fois qu’il réussit quelque chose, nous manifestons notre contentement, nous applaudissons, nous le félicitons. Nous tentons de poser une éducation de la réussite, de l’optimisme, de la joie. Et cet enfant est joyeux. Il est important qu’il mémorise ses réussites pour mieux apprendre et progresser harmonieusement. En manifestant chaque réussite, il intègrera de la confiance.

Comment gérer les émotions dans le cadre éducatif ?

Nous pouvons entendre ici ou là : « Arrête de lui dire qu’il est le plus beau, le plus gentil, que tu l’aimes, il va prendre la grosse tête ! » Bien au contraire, un enfant, tout comme un adulte se nourrit de ces bonnes paroles, de ces chaudoudoux. Il ne peut jamais y en avoir trop quand ils sont sincères. Ils nourrissent l’âme, ils donnent confiance, ils aident à l’équilibre de l’enfant.

La colère

Peut-on exprimer une colère vis-à-vis du petit ? Oui bien sûr si c’est une colère « je ». Je ne suis pas content quand tu fais cela, je ne suis pas d’accord ! » Il n’est pas nécessaire de hurler, juste de changer de ton, de montrer des signes sur son visage et d’accompagner l’enfant en enlevant sa main, quitte à répéter le geste souvent. L’enfant a besoin d’être confronté aux émotions des adultes autour de lui pour les identifier et réagir progressivement en adaptant sa conduite. Mais ne jamais battre cet enfant, même avec une tape sur la main. Jamais. Il perdrait confiance en vous et surtout en lui.

Les pleurs

C’est souvent un des moyens principaux qu’à le tout petit pour exprimer beaucoup de choses : son ras le bol de tomber, son désarroi, sa peur, sa colère (mais on entend le son monter), sa douleur, un manque, la faim, le sommeil… Quand il tombe, lui dire qu’on comprend qu’il pleure et nommer des hypothèses : tu as dû avoir mal, cela t’a surpris, tu n’es pas content, tu as eu peur… Oui, je comprends, pleure, tu as le droit ; puis après un certain temps lui proposer une diversion pour l’aider à tourner la page quand on estime qu’il a eu assez d’espace pour exprimer son émotion. Toute la question repose sur l’estimation, mais faites-vous confiance. Plus vous l’autorisez à pleurer, moins il va pleurer, crier, hurler pour être entendu puisqu’il l’est. Je vous propose d’exclure de votre vocabulaire cette phrase qu’on entend si souvent et que moi-même j’ai trop prononcé quand j’étais jeune papa : « Ce n’est pas grave, c’est rien ! » Oui, il a le droit de pleurer, d’exprimer une émotion avec des pleurs, même quand ce n’est pas grave. Quels moyens a-t’il pour exprimer ses ressentis désagréables ?

La place de la parole donnée chez le petit APIE.

Tout commence déjà si tôt. Mon petit-fils pleurait beaucoup pour s’endormir, sa maman n’étant pas là. Je lui ai donné ma parole que je resterai à côté de lui le temps qu’il s’endorme et je partirai seulement quand il sera endormi. Je lui ai chanté une comptine, puis inventé une petite histoire avant de m’assoir à côté de son lit, par terre. J’ai légèrement bercé son lit, puis ai arrêté et laissé ma main en vue qu’il a touchée, puis je l’ai enlevé doucement. Il a passé son pied à travers les barreaux. Je l’ai caressé 10 secondes, puis je n’ai plus bougé. Il a vérifié que j’étais toujours là. Je lui ai rappelé ma promesse. Il s’est allongé de nouveau et s’est endormi apaisé. J’ai eu une belle illustration de la parole donnée qui compte. Pour tout enfant, mais encore plus un petit HP, la parole donnée doit être tenue.

N’oublions pas qu’écrire un texte sur le développement de la confiance chez le petit enfant est beaucoup plus facile que d’élever un tout petit qui, à chaque pas, nous renvoie à nous-mêmes, à nos espérances, nos désespérances, nos limites, notre croyance au tout pouvoir. Il n’est qu’un révélateur de ce tumulte intérieur. Une des grandes difficultés réside dans le fait que rien n’est jamais acquis. Il y a trois semaines, il ne marchait pas encore. Chaque jour, nous sommes confrontés à des situations nouvelles au vu de ses progrès physiologiques, de sa maturation affective en mouvement constant. Un parent est en perpétuelle adaptation au monde de l’enfant qui s’agrandit chaque jour.

Jean-François Laurent

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:52
Donner confiance dès le début de la vie

Donner confiance dès le début de la vie

Passer de la théorie à la pratique est souvent un exercice délicat. Faire le chemin inverse est réjouissant. C’est ce que je vis avec un de nos petits-fils que je vois grandir à demeure. Tout son entourage familial sommes formés à la bienveillance, à la CNV, la médiation. Nous tentons et ses parents en première ligne, de vivre ce mode éducatif avec Tristan. Nous mettons à l’épreuve de la vie ce cadre bienveillant que je développe beaucoup en formation. Nous pouvons en tirer déjà quelques enseignements :

Cet enfant a une belle dose de confiance en lui. Quels sont les signes qui me le montrent ? En voici deux !

- Il a 11 mois, il est monopolisé par l’apprentissage de la marche. Il ose se lâcher en confiance et sans prendre de risques inutiles. Il sait qu’il sera récupéré si jamais il tombait. Et quand il tombe ou qu’il se cogne, ses pleurs sont accueillis et entendus. Nous n’utilisons pas de phrases du type : « C’est rien, faut pas pleurer », mais : « - Tu t’es fait mal, c’est désagréable, je comprends… »

- Dans l’eau, il n’a pas peur. Il peut se mouiller le visage, entrer dans les vaguelettes en étant tenu par les mains, prendre plaisir dans ce milieu étrange.

Sur quelles pratiques quotidiennes nous appuyons-nous ?

- Au grand jamais nous n’utilisons l’émotion de peur pour poser un cadre bienveillant. Jamais une menace du type : « Attention, si tu n’es pas sage, tu vas voir, avoir… » Jamais nous ne lui faisons peur ou cherchons à le culpabiliser. Quand nous posons un interdit, il est formulé du type : « Non, Tristan, je ne suis pas d’accord, c’est dangereux. Non, je ne veux pas, tu n’as pas le droit. Ça c’est interdit… A cet âge-là, il veut toucher à tout, tout prendre ce qui est à sa portée. A chaque interdit, nous offrons un possible : « Ça, je ne veux pas, mais ça, tu peux le prendre. » A chaque fois, nous offrons une alternative.

- Nous lui disons beaucoup que nous l’aimons, que c’est le plus beau bébé du Monde. Certains nous disent qu’il ne faut pas trop leur dire, qu’il pourrait devenir capricieux. Pour moi, il s’agit d’une ineptie. C’est tout l’inverse qui se passe. Elevons nos enfants à l’amour explicité, nommé, vécu. Embrassons nos enfants, caressons-les et ils savent très bien nous exprimer meurs besoins de jouer, d’affection, de tranquillité, de sommeil… Un petit est un nid à chaudoudoux. Il s’en nourrit jusqu’à plus soif. Mais il nous en donne tellement par ses éclats de rire, des regards, ses câlins, ses progrès, ses babillements.

- Un enfant n’est pas capricieux et ne nait pas capricieux. Quand il est le plus possible entendu dans ses besoins, respecté, ce qui ne veut surtout pas dire qu’il a le droit de tout faire, il n’a pas besoin de redoubler de cris et hurlements. Quand nous ne comprenons pas, nous lui exprimons. Quand nous sommes fatigués, nous lui nommons, quand nous ne sommes pas d’accord, nous le manifestons et agissons en conséquence.

- Beaucoup l’encourager. Nous relevons toutes ses micro réussites pour nous qui sont de grandes réussites pour lui : répéter des sons, des gestes, se redresser tout seul, attraper un objet, placer un objet dans un autre, bien manger… Tout est prétexte à le féliciter. Mais quand il ne réussit pas, l’encourager à recommencer, lui proposer une autre réussite, ne pas stigmatiser la non réussite. Il me semble important que l’entourage de l’enfant manifeste clairement ses émotions de joie devant la réussite d’un petit.

Nous avons un petit enfant joyeux. Nous l’entourons également de rires et de bonne humeur. Il rit beaucoup.

Bien entendu aucun coup ne lui est porté, ni une seule menace. Il faut dire qu’avec le cadre que nous proposons, cela ne nous vient pas en tête d’agir de cette manière. J’entends par coups des tapes sur les mains ou pire encore une fessée ou une gifle, tirage de cheveux, d’oreille... Jamais ! Jamais ! Ce serait banaliser la violence et lui apprendre qu’il faut donner des coups pour résoudre une situation, que ses parents qui l’aiment ont légitimité à lui porter des coups. Quand on aime, on frappe ! Tiens, tiens, bizarre. Les coups portés au cœur par des mots sont exclus également. Nous ne crions pas mais pouvons parler fermement pour nommer un mécontentement. Plus un enfant est frappé, moins il a confiance en lui, plus il est lui-même violent ou risque de se refermer sur lui-même, être insécure et ne plus oser.

Cela développerait chez lui le sentiment d’humiliation, de peur, de crainte et nuirait fortement à la confiance qu’il doit emmagasiner pour affronter le Monde et vivre en harmonie. Ses deux parents étant APIES, il montre toutes les caractéristiques du petit APIE. Tout est donc multiplié en termes d’émotions pour lui et le frapper serait catastrophique.

Je suis plutôt du type grand-père qui fond. Mais quand je manifeste mon désaccord, il me regarde surpris et comprend que je ne suis pas d’accord. S’il faut le formuler de nouveau, je le fais. Il s’agit bien d’un : « Non, non, non ! » Il doit savoir que nous lui proposons des possibles et ne restons pas sur un interdit. Cela lui convient : « La fourchette, tu ne peux pas, mais la cuiller, je te la donne ! »

Il a un cadre horaire qui s’adapte avec les saisons. Plus il fait nuit tard, plus le temps du coucher est retardé (20 h actuellement). Nous organisons les activités en fonction du rythme de Tristan, de ses siestes, ses repas, son bain, son coucher... C’est le prix pour qu’il soit bien.

- Les rituels du coucher évoluent avec l’âge et les envies de chacun. Pour nous, c’est sa maman qui le couche après une chanson et un câlin, ceci après la « petite soirée » où il prend des livres dans un lieu calme avec des mots calmes et doux.

- Aucun écran ! Et le challenge est difficile tant nous sommes entourés d’écran : TV, ordinateurs, smart phones… Il est comme fasciné et aimanté à ces écrans. Il ne regarde jamais pour l’instant un écran. Ni dessin animé, ni journal tv du soir avec l’ensemble de la famille. La TV ne fonctionne pas quand l’enfant est présent. Nous souhaitons éviter qu’il s’abreuve de scènes violentes ou excitantes.

- Entourer les parents. Que c’est fatiguant un petit et une maman seule, isolée est une maman en danger et son petit par voie de conséquence également. Elle risque de s’épuiser, de perdre en lucidité, de craquer. Il faut une énergie peu commune pour rester zen par moment et il est normal qu’une maman craque fatigue. Elle doit pouvoir passer des relais, se garder quelques moments pour elle, pour son couple. L’entourage proche est là pour cela, pour la délester de temps en temps, lui garder son petit pour qu’elle puisse faire une petite sieste, s’occuper d’elle-même. Un autre point est la transmission. Une grand-mère transmet à sa fille devenue maman son expérience, son point de vue sans que la maman soit dépossédée de sa responsabilité de maman. Nous confrontons nos points de vue, réfléchissons ensemble, demandons si ce que nous faisons est adapté à l’enfant, ce qu’en pense l’autre…

Pour moi, c’est une des grandes difficultés actuelle : la solitude des parents. C’est si astreignant d’élever un enfant, mais si merveilleux.

Pour reprendre les grands points évoqués, mais non exhaustifs :

- Ne jamais mettre en avant le levier de la peur.

- L’inonder de chaudoudoux.

- Beaucoup l’encourager

- Ne jamais lui donner de coups sous n’importe quelle forme.

- Cadre horaire qui respecte son rythme biologique.

- Des rituels qui rassurent.

- Aucun écran jusqu’à nouvel ordre.

- Relayer et entourer la maman et le papa toujours en première ligne.

Bien sûr, ce n’est pas toujours tout rose du matin au soir, sans compter les nuits où il a mal aux dents ou au ventre, qu’il est inquiet ou qu’il a trop chaud… . Toutes ces questions qu’on se pose, les doutes ; mais tellement de joies, de bonheur. Ce petit est un puits d’amour dans lequel chacun se ressource. L’année dernière, je me disais : « Fini l’année prochaine la mer et la plage tranquille. J’avais simplement oublié un paramètre : l’Amour. L’amour qui efface tout, qui efface les contraintes pour les transformer en bonheur, qui enchante une baignade, qui lui donne sens, une promenade qui oblige à regarder les papillons avec lui, sentir les herbes sur sa peau, prendre le temps de l’enfant et s’émerveiller à sa mesure, la mesure de l’Amour.

Chers parents, éducateurs, lecteurs, je ne savais pas tout cela quand mes propres enfants étaient en bas âge. Quel regret de ne pas leur avoir permis de conserver ce capital confiance qu’ils avaient en eux par des pratiques de « l’époque » comme on dit. Alors, je ne commettrai pas la même erreur avec mes petits-enfants, du moins ceux avec qui je partage ma vie de manière conséquente ! Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour remercier du fond du cœur ma belle-fille Marie-Restitude et mon gendre Laurent pour nous permettre de vivre cette belle aventure commune.

Jean-François Laurent

Donner confiance dès le début de la vie

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Qui Suis- Je ?

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  • : Présentation de mes activités de formateur, conférencier et écrivain dans les domaines de l'éducation : enfants intellectuellement précoces, HPI, EIP, APIE, ainsi que tout ce qui touche l'autorité, la violence, le conflit, les règles dans les établissements scolaires. Me retrouver sur le site : www.jeanfrancoislaurent.com
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