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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 16:59
Bonjour,
   Les actes de violence s'enchainent à la TV et hier, c'était mon ami Jean-Luc, professeur d'EPS passionné qui a eu droit à un passage à tabac en règle de la part d'un père de famille.
   La réponse apportée par le gouvernement me surprend parfois ou du moins ce qu'en traduisent les médias. Je regardais à la Tv un reportage où une proviseur reprenait deux élèves en les cadrant. A côté d'elle, une jeune demoiselle de moins de 23 ans, AVS chargée de sécuriser ce collège... Des réponses bien aléatoires mais qui ont le mérite d'exister, même si elles me semblent insuffisantes.
   Mes réponses sont différentes : 
        - D'abord former tous le personnel des établissements scolaires à la gestion non violente des conflits, médiation
        - Former les élèves à la médiation scolaire;
        - Puis former les parents ou du moins les éveiller à cette logique d'éducation douce.
        -Supprimer toute forme de punition pour aller vers des sanctions réparatrices.
        - Mettre en place des tuteurs librement choisis pour chaque élève qui en a besoin. Toujours au cours de ce reportage, la directrice parlait de quinze élèves qui mettaient un climat tendu dans l'établissement qu'elle dirrige. 
        - Placer le jeune en zone de réussite y compris dans sa tranche d'âge. L'échec est une grande violence pour la personne qui le vit, cela depuis longtemps et qu'elle est jeune.
        - Développer le langage et la place des émotions tout en évitant de jouer sur la culpabilité, la peur...
        - Modifier les pratiques pédagogiques et d'évaluation pour qu'elles stoppent la logique compétitive mise en avant par la suppression des notes, une autre gestion de l'hétérogénéité, une réflexion sur les rythmes scolaires (ce qui est en cours).
    Il y a quinze ans, je faisais scandale dans le primaire en ayant supprimé les notes pour une évaluation différenciée et critériée, c'est à dire des contrôles adaptés au niveau de l'élève (trois propositions au moins pour chaque classe). Pas de points rouges, de lettres, de chiffres, mais des critères atteints ou pas avec des objectifs à atteindre, des améliorations possibles. Sans oublier à un moment de situer l'enfant par rapport au niveau attendu. Est-il au dessus, au dessous ou dans la norme ? Et par rapport à cette référence, qu'a -t-il réussi ? Nous cherchions également à améliorer le niveau des élèves et baisser le niveau de stress dans l'établissement.
     Il y a quelques années, j'avais eu la chance d'analyser les bulletins trimestriels d'élèves de  6ème. Plus de 80% des remarques écrites étaient à connotation négative ou restrictive : "peut mieux faire, parle souvent, pas assez de travail, efforts à fournir..."
   Le mot clé pour lutter contre cette violence scolaire toute azimut : la confiance en soi que ce soient pour les élèves d'abord, les professeurs, éducateurs.... Soyons des développeurs de confiance en soi ! et la violence baissera. 

                                         29102010683Jean-François LAURENT

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 19:02
Deux ouvrages sortent simultanément : un écrit par Luis Rodriguez Cao, psy espagnol, livre traduit par Héleine Ribeiro et Be APIE à l'école que j'ai moi-même écrit : 
Pour plus de détails, cliquez sur le lien ci-après : www.jeanfrancoislaurent.com
Deux enfants... comme toi est un roman pour enfants, mais que j'ai adoré lire pour moi-même qui raconte l'histoire de deux enfants et une année d'école. Une belle écriture, une belle histoire qui nous plonge au coeur des émotions de ces deux petits APIEs... Un beau moment de lecture à partager.
   Be APIE à l'Ecole est un livre pour ceux qui veulent des réponses sur comment gérer la précocité à l'école ou au collège. Comment les reconnaître, les aider, les accueillir, les cadrer... des exemples concrets, fruits de son expérience de 30 ans à l'education nationale, directeur d'école, et enseignant en classe APIE.

 

    2012-09-26-14.51.42.jpg

 

                Jean-François Laurent

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:39

affiche-conf-rence-du-6-octobre-2012.jpg

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 18:25
   L'édition d'un livre, c'est toujoursun évènement, deux livres, double évènement. Le temps de l'idée d'écrire à sa sortie, c'est long, trop long. Deux livres, ce n'est pas plus long !  
      Enfin, la palette des livres édités est partie ce matin de l'imprimerie, ce qui veut dire que les deux ouvrages : Be APIE à l'école et Deux enfants, comme toi... seront à la vente dès le début de la semaine prochaine.

 

be apie at scholl

 

   2 enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux ouvrages qui se complètent sur le thème de la précocité intellectuelle
Deux enfants...comme toi : un roman pour enfants, adolescents et adultes qui cherchent à comprendre la précocité
Be APIE à l'école : plus technique pour mieux aider l'enfant ou l'adolescent, le professeur ou les parents dans le rapport à l'école.
Pour acheter ces deux livres, rendez-vous sur le site de Jean-François Laurent à l'adresse suivante : 
                                                  jeanfrancoislaurent.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 15:55

 

Deux nouveaux ouvrages viennent compléter en cette rentrée scolaire la collection de Jean-François Laurent sur la précocité intellectuelle : 
     - Après Be APIE, plus généraliste et intimiste, Be APIE junior pour des enfants HPI de 7 à 12 ans, voici 

                                                   Be APIE à l'école 

qui s'adresse plus particulièrement aux enseignants et parents qui veulent des pistes pour aider leur enfant précoce dans sa scolarité, mieux les comprendre à l'école.
    - Un premier roman écrit par Luis Rodriguez Cao et traduit en français :
                                                   Deux enfants, comme toi 
qui s'adresse à tous les publics, avertis ou non sur une très belle histoire d'enfants précoces. Roman qui se dévore, se déguste où certains lecteurs APIE vont se reconnaître.

   Pour les commander, rendez-vous prochainement sur le site de jean-françois Laurent

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 13:07
       Le premier jet est terminé : 200 pages. Après 3 relectures personnelles approfondies, le livre est parti en relecture extérieure chez des amis correcteurs. La 1 et 4 de couv est en phase de réalisation. Horace, mon web designer, a quartier libre pour proposer. Il souhaite une rupture de charte graphique avec les quatre premiers livres... Nous verrons bien.
 Ci-dessous le plan de Be APIE à l'école qui répond à de nombreuses questins et problèmes de ces jeunes dans la structure école.

 

Sommaire
- MMaman arrive pour m’inscrire à l’école : une vraie épreuve.
- Et si je t’expliquais comment nous détecter à l’Ecole ?
- Même pour un professeur avisé, c’est difficile
- Attention, je suis un caméléon, je brouille les pistes entre la classe et la maison
- Je peux être bizarre sur la cour de récréation ou avec les copains.
- Tu sais, les filles APIE sont différentes des garçons
- Comment s’y prendre avec des APIEs dans l’apprentissage ?
- Quelques trucs qui m’aideraient bien en classe
- L’enjeu fondamental de la confiance en soi pour un APIE
- Dans un conflit entre jeunes
- Dans un conflit entre un éducateur et un APIE
- La réaction des enseignants avec des APIEs
- Différencier sanctions et punitions
- La réaction des enseignants avec des élèves APIEs
- Des questions d’enseignants sur le parcours des APIEs
- Un projet de classe spécifique dans un établissement ordinaire pour des enfants « hors normes »
- Les textes de référence de l’Education Nationale en France
- Que se passe-t-il à l’étranger ?
- Conclusions

 

               Bon mois de juillet à tous
                        Jean-François

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 19:30
- Jean-François Laurent, la saison des conférences est terminée pour vous, Quel bilan en faites-vous ?
- Encore une intervention mercredi prochain avec des professeurs de collège à Chalon sur Saône avant les vacances d’été. De nombreux voyages de la Bretagne à l’Alsace, de Montauban à Paris, Annecy, Niort, Caen… Mais j’aime ces rencontres multiples avec des gens passionnés qui organisent ces conférences. Je les félicite et les remercie. J’aime aller à la rencontre des gens, de leurs questions, leurs souffrances, leurs témoignages.
- Quels thèmes avez-vous traités ?
- 70 % des conférences touchent la précocité intellectuelle et 30 % sur la confiance en soi, l’autorité.
- Comment qualifiez-vous une conférence réussie ?
- Une conférence réussie, pour moi, c’est une conférence où les gens, quand ils repartent, ont le sourire, se sentent mieux, ont de l’énergie pour travailler, pour élever leurs enfants. S’ils repartent avec l’idée qu’ils ne savent rien faire, qu’ils sont nul, démoralisés, là, je sais que j’ai été mauvais. Passer un bon moment, oui ! Mais cela ne suffit pas. Je veux leur apporter des solutions, des idées, de la confiance, de l’énergie.
- Et comment le savez-vous ?
- Ce n’est pas à l’intensité des applaudissements, mais à l’éclat des yeux, à l’intimité des questions posées, aux interpellations, à la satisfaction des organisateurs. Les salles sont très différentes. Parfois les gens ne montrent rien et ils te disent que tu les as interpelées, qu’ils ont été passionnés. D’autres sont plus « riantes », « bougeons ». On n’en est jamais sûr. A chaque fois, je donne le meilleur de moi-même. Je reçois beaucoup également. Des échanges peuvent se prolonger par mail.
- Quel est votre style ?
- J’ai mon style propre, je crois. Je ne cherche à imiter personne. J’essaie d’être proche des gens, à côté d’eux, pas au-dessus. Je développe beaucoup de thèmes autour des émotions et j’essaie de parler à l’âme des gens, de les toucher, de les émouvoir, pas de leur en mettre plein la vue. Je veux être accessible, je cherche la rencontre avec chacun. Je donne beaucoup d’exemples, je raconte mon expérience, les théories sur lesquelles je m’appuie. J’essaie d’être doux.
- N’avez-vous pas l’impression de dire toujours les mêmes choses ?300320101167
- Pour chaque nouvelle conférence, je me suis donné comme règle de toujours faire évoluer mon discours. A chaque fois, je modifie au moins deux à trois pages de mon power point. Ma pensée évolue, s’enrichit, mon expérience également, mes lectures… Tout cela se complète et cela se retrouve dans mon travail de conférencier. Si je développais toujours le même discours, je m’ennuierais. Et cela, ce n’est pas possible.
- Je me permets, avez-vous le trac avant une conférence ?
- Non, c’est mon métier et je suis heureux de débuter une conf. Je suis concentré, j’aime ce contact avec les gens. Une fois échauffé au bout de cinq minutes, je suis « dedans » et j’aime ça. Après, je m’appuie sur un gros travail de recherche, d’expérience, de réflexion. C’est ma force. Et quand on me pose une question et que je ne sais pas répondre, je demande si dans le public, quelqu’un sait répondre, si non, je recherche et renvoie la réponse par mail.
- Des nouveautés pour l’année prochaine ?
- Déjà, deux livres vont sortir cet été : Un roman écrit par Luis Rodriguez CAO, un écrivain espagnol sur la précocité intellectuelle. Un très beau roman sur l’histoire de deux enfants précoces, une histoire que j’ai adorée et que je vais éditer.
J’ai terminé Be APIE à l’école pour les éducateurs, professeurs et pour les parents, un livre qui explique comment gérer ces enfants à l’école, que faire, comment les comprendre, la relation avec les familles… Ces deux livres seront prêts bientôt.
Je vais entamer Be APIE à la maison dans les jours qui viennent. Je suis impatient de commencer. Je vais écrire également un livre sur la confiance en soi à l’école et à la maison.
- Qu’aimeriez-vous développer l’année prochaine ?
- J’aimerais bien sûr continuer de travailler sur la précocité intellectuelle, mais intervenir davantage sur tout ce qui est autorité et violence dans les établissements scolaires. J’aime développer tout ce qui gravite autour de la médiation scolaire. Le besoin est réel et urgent. L’international me passionne également. Logiquement, je repars au Sénégal deux semaines pour travailler dans une école, un collège et un centre de formation de professeurs.
- Un dernier mot
-  Belles vacances à tous. Si vous passez par la Corse (Balagne), j’y suis et c’est beau. A bientôt
 Merci Jean-François Laurent, bonnes vacances à vous2011-07-27-17.50.56.jpg

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 12:18

28082010438.JPGComme vous le savez certainement, ma recherche sur la précocité intellectuelle, ces hauts potentiels que j’appelle APIE, porte plus précisément sur les couples APIE / Pervers qu’on retrouve régulièrement. Effectivement, dans les associations de couples que ce soit en amitié ou en amour, les couples qui peuvent très bien fonctionner sont les APIES / gentils, les APIES / APIES, et un couple qui ne fonctionne pas (en tout cas pour l’APIE) est le couple APIE / Pervers.

Je me penche actuellement sur les enfants de ces couples APIES / Pervers. De par l’observation qualitative que j’ai pu mettre en place, nous remarquons des tendances lourdes chez ces enfants qui peuvent être APIES ou pas. La première remarque que je relève est le manque de cadre et ceci pour au moins deux raisons :

- Le pervers a tendance à dénigrer l’autorité de son conjoint et à lui enlever petit à petit toute autorité, tout cadre stable vis-à-vis de son ou ses enfants. Il (ou elle) donne des contre ordres, dénigre son conjoint vis-à-vis des enfants, ce qui empêche ou rend très difficile pour l’autre parent d’imposer un cadre cohérent. L’autre va saboter l’autorité de l’autre parent et ne pourra plus se faire respecter, quitte à ce que ces contre ordres soient au détriment de l’enfant.

- Le pervers dénigrera également l’autorité des institutions qui gravitent autour de l’enfant. Il voudra une nouvelle fois imposer son cadre en association sportive, à l’école… L’enfant ne va pas comprendre, il va être  « azimuté » et choisira à l’usure le camp de son parent pervers, d’autant plus s’il est APIE.

- Le pervers a tendance à vouloir systématiquement imposer son propre cadre à l’extérieur. Il sera souvent dans la toute-puissance vis-à-vis de son enfant, mais également de son environnement éducatif. Il arrivera en retard à un rendez-vous, il donnera des consignes opposées à l’école à son enfant, il dénigrera le professeur. Il tentera d’imposer sa loi, ses règles à son entourage, quitte à aller à l’encontre des intérêts de son enfant. Il choisira les relations de son enfant. Il forcera pour avoir un rendez-vous. Il imposera un courrier alors que c’est interdit. Il glissera une autorisation de téléphone portable à l’école alors que le règlement intérieur de l’établissement le refuse, il interviendra auprès de l’entraîneur de sport… L’enfant perd des repères pour ne garder que le repère de son parents pervers, seul à même de l’éduquer et de respecter ses intérêts, seul maître à bord et décideur pour l’enfant.

Comment l’enfant peut-il se construire dans ses conditions ? Comment peut-il sortir de cette position d’objet du parent pervers ? Il veut respecter les règles, mais il a un exemple contraire par l’intermédiaire d’un de ses parents. Il est soutenu alors qu’il devrait être contenu, un de ses parents n’a plus d’autorité.

Comment sortir de cette nasse et permettre à l’enfant de grandir sans développer des symptômes de toute puissance, des angoisses par trop d’instabilité, la peur de ne plus être aimé par son parent pervers qui joue sans cesse sur ce levier du chantage affectif sournois et presqu’invisible ?

Je vois ici au moins deux solutions ou deux sorties possibles de ce cercle infernal :

- La chance d’avoir à proximité une personne tuteur de résilience, un oncle, une tante, un professeur, éducateur, entraîneur, quelqu’un qui s’inscrive dans la durée auprès de l’enfant, un grand parent qui l’aime pour qui il est et non pour ce qu’il fait et représente, un grand parent avec qui il est aimé gratuitement, sans conditions, un grand parent qui cadre de manière stable et continue, un grand parent « normal » et sur qui l’enfant pourra se construire.

- Un travail sur soi. Encore plus dans ces conditions, un APIE pris dans la nasse du pervers, que ce soit par son conjoint ou un de ses parents, il ne peut pas faire l’économie d’un travail d’exploration de soi en privilégiant soit une psychothérapie « classique », une arthérapie, un travail privilégiant le corps… tout moyen qui lui permettra de gagner confiance en lui, de mieux identifier ses émotions et comprendre les relations qui l’entourent.

- Un autre moyen utilisé est la fuite consciente, la rupture totale avec son parent pervers si celui-ci n’a pas encore réussi à isoler l’enfant de l’autre parent. Sans relations, il pourra se reconstruire à l’âge adulte, mais les dégâts risquent d’être importants, mais c’est le prix à payer pour reprendre un cycle ordinaire épanouissant de vie et sortir des griffes du pervers qui lui, le restera toute sa vie.

A suivre, à approfondir…

      Jean-François Laurent

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 10:55

 

 

 

     Conférence  organisée par le conseil général de l'Ain et la CAF, relayée par deux travailleuses sociales qui organisent régulièrement sur le canton de Pont de Vaux des conférences débats sur des sujets éducatifs. C'est comme cela que Jean-François Laurent a répondu à l'invitation  jeudi soir pour une soirée dont le thème principal était l'autorité avec nos enfants et adolescents. Salle pleine, essentiellement féminine avec la présence de deux papas et du journaliste du progrès qui est resté jusqu'à la fin de l'intervention.

pont-de-vaux-quelques-preceptes-pour-l-education-des-enfant

     Dans un climat doux et serein, J-F Laurent a appuyé sur le développement de la confiance en soi, le cadre ferme et bienveillant à avoir.

    Retenons : "Poser un cadre, c'est aimer son enfant, le rassurer et lui permettre de grandir !" J-F L a expliqué également comment gérer un conflit ou une transgression de règle dans une posture de médiation tout en refusant la punition et en mettant en place des sanctions réparatrices.

  -  "Punir, c'est régler le passé, sanctionner, c'est préparer l'avenir !"

  - "Donnons de la place à l'expression des émotions. Apprenons-leur à les reconnaître, à les écouter et les exprimer !"

  " - Quand on frappe un adulte, c'est de l'agression, quand on frappe son chien, c'est de la cruauté, quand on frappe un enfant, c'est pour son bien !"

     "- cadrer et donner du positif à son enfant, me^me quand tout va mal !

     

  Une belle soirée qui s'est terminée par des questions de l'assemblée et le verre de l'amitié !

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 13:22

Une visite de François Hollande vient enfin de relancer la question du redoublement en France.

Quelques chiffres : 4.2% des élèves redoublent chaque année.

13.2 % des élèves ont redoublé à l’entrée en sixième

37% des élèves ont redoublé au cours de leur parcours scolaire, 21 % en Allemagne, 13% moyenne OCDE

Finlande : 2.8%, Suède : 0%

Le taux de redoublement baisse régulièrement chaque année en France. Pour ou contre le redoublement ? Il me semble que la question n’est pas binaire et une loi ne changera rien. Il me semble que la réponse est à rechercher    dans la pratique des professeurs. La majorité des enseignants propose le même apprentissage de la même manière, en même temps pour la même durée, avec la même évaluation  à tous les enfants. Tant que nous serons dans cette logique, le redoublement aura sa place et se justifiera.

Imaginons des sauteurs en hauteur. Actuellement, trop souvent, on  leur apprend tous à courir de la même manière, de prendre leur appel de la même manière, de franchir la barre … et que pour vérifier qu’ils ont bien progressé, on place la barre pour tous à 1.50m. On retrouvera ceux qui passent aisément cette hauteur et ceux qui feront tomber la barre. On peut imaginer que certains ont besoin de travailler davantage leur technique de franchissement, d’autres leur pied d’appel, d’autres la vitesse d’approche, etc. On pourrait estimer que la norme est à 1.25m (hauteur totalement fictive) et mesurer chacun selon ses progrès, prévoir des temps de consolidation, de perfectionnement, d’entraide, voire pour les meilleurs d’autres activités et valider le parcours de chacun. Cette compétence serait retravaillée l’année suivante jusqu’à validation définitive, cela sans redoubler une année. Les professeurs d’EPS l’ont bien compris et pratiquent déjà de cette manière.

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Quand un enseignant intègrera que les élèves utilisent des stratégies différentes, arrivent avec des acquis différents, ont besoin d’une durée différente pour apprendre, ne peuvent pas apprendre la même chose en même temps, qu’ils n’auront pas les mêmes résultats au final… Quand on acceptera des parcours différenciés, davantage de coopération entre les jeunes apprenants, des évaluations différenciées, alors la question du redoublement ne se posera plus.

Une des réponses est donc à chercher dans la gestion de l’hétérogénéité. Plus une classe est hétérogène, en plaçant les jeunes dans des situations de coopération, en leur donnant confiance en eux, en proposant des situations complexes d’apprentissage (réaliser un dossier, une lettre, résoudre un problème plus ou moins complexe, une expérience scientifique… l’échec scolaire reculera et tout naturellement le redoublement n’aura plus lieu d’être.

   Jean-François Laurent

 

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Qui Suis- Je ?

  • : Le blog de Jean-François LAURENT
  • : Présentation de mes activités de formateur, conférencier et écrivain dans les domaines de l'éducation : enfants intellectuellement précoces, HPI, EIP, APIE, ainsi que tout ce qui touche l'autorité, la violence, le conflit, les règles dans les établissements scolaires. Me retrouver sur le site : www.jeanfrancoislaurent.com
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Classe De Cycle 3