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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 11:28

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 08:25

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   Joyeuses fêtes à tous,

    Belles année avec des milliards de chaudoudoux

             Jean-François Laurent

 

         P.S.  Merci à Sam pour le montage

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:25

Lettre à un professeur,

 

    "Je te tutoie, c'est la coutume dans l'Education Nationale, et comme je suis resté dans la grande maison 29 ans...

Bon sang, tu ne vois pas que la répression à outrance ne fonctionne pas ! Tu n'as que cela comme arme, étant donné que tu as été élevé comme cela que ce soit à la maison ou à l'Ecole. Avouer que ça ne marche pas, c'est quelque part critiquer tes parents, tes anciens profs. Or, tu as réussi à l'Ecole et c'est difficile, je le conçois aisément, ayant moi-même réalisé ce chemin vers la gestion pacifique des conflits, la non violence.

     Au 13 heures, j'entends qu'un des tiens s'est fait agresser avec un cocktail explosif et je le regrette, ne trouve pas cela normal. C'est grave ! Mais la réponse, l'analyse effectuée n'est pas la bonne. Ces jeunes sont issus de cette culture de la punition et de la répression. mais quand leur a-t-on appris à agir autrement ? Les seules réponses apportées, à disposition des professeurs, c'est un mot sur le carnet pour les parents, des heures de colle, des punitions, des exclusions. mais si cela fonctionnait, cela se saurait, se verrait !

     Je suis en train de réfléchir à une autre affaire de vol dans les blousons par des grands "troisièmes" à des petits "cinquièmes" une classe entière pris à faire les poches des plus petits. Un I Pad et un smart phone disparus. oui, il faut agir, mais comment avant d'en arriver à des faits encore plus graves que sont les agressions physiques sur des enseignants ?

    La réaction du corps professoral est d'organiser un conseil de discipline afin d'exclure quelques élèves, pour l'exemple, pour leur montrer l'autorité, leur faire peur... Mais qu'apprendront ces jeunes si ce n'est de faire encore plus attention la prochaine fois pour ne pas se faire prendre. Rien ! Ils recommenceront avec plus de rage et de rancune, l'image qu'ils ont d'eux-même encore plus salie.Oui, il ne faut pas ne rien faire.

      Je propose dans le cas des vols multiples qui vont des outils de classe aux objts plus personnels :

           - Qu'un représentant des forces de l'ordre vienne reprendre les jeunes concernés pour un rappel fort à la loi avec leurs parents et l'équipe de direction de l'établissement,

           - Que ce réprésentant de la loi vienne rassurer les jeunes de la classe de cinquième en collectif,

           - Que ces jeunes aient une réparation à effectuer que les élèves de cinquième nomeront  "de quoi avez-vous besoin pour vous sentir en sécurité, vous sentir bien ? 

           - Que le chef d'établissement nomme également la réparation dont il aura besoin pour refaire confiance à ces jeunes,

           - Qu'un travail de réflexion soit mené sur mla classe, voire plus sur les effets de groupe, les enjeux d'actes de vol,

           - Qu'ensuite soit mis en place une formation à la gestion des émotions, la place de la parole, la gestion des conflits, que ce soit pour les élèves, mais également pour les professeurs.

   Ces réparations peuvent aller de l'organisation d'une sortie commune, d'un temps de réflexion ensemble (troisièmes et cinquièmes), d'un temps d'écoute commun, d'un travail d'intéret général pour les troisièmes... Mais des actes qui réparent, qui recherchent le levier de l'intelligene, de l'empathie, et non celui de la peur. Si l'institution est violente en termes de reprise de transgression de règles par la répression, les élèves le seront à leur tour. Ils auront appris la loi du plus fort.

 

         L'idée à développer est d'utiliser cette transgression de la loi de manière à apprendre à mieux vivre ensemble. Ces jeunes sont en devenir et ils ont à mener des apprentissages sur la gestyion de leurs pulsions, de leurs actes. et oui, c'est difficile, notamment avec des adolescents. Il faudra peut-être recommencer plusieurs fois avant que cela porte ses fruits, mais ça fonctionne. Toutes les initiativs qui ont été menées dans ce sens ont prouvé que le niveau d'incivilités et de violence baissait très sensiblement avec la mise en place de lieux de parole, de formation à la médiation, à la gestion non violente des conflits. et si nos jeunes étaient éduqués de cette manière dès le plus jeune age, nous ne serions pas, ou moins à devoir gérer des situations catastrophiques d'agression au cocktail explosif !

     Nous avons, nous adultes, nous parents, nous professeurs, une responsabilité majeure dans ces actes. il y a deux ans, j'avais annoncé que les actes de violence ne feront qu'augmenter si nous ne changeons pas de manière forte notre manière d'appréhender les transgressions de règles chez les jeunes.

     Nous durcissons les positions avec un arsenal de punitons appelées souvent à tort sanctions, toujours plus d'exclusions, toujours plus de décrocheurs, d'échec scolaire... Mais il faut faire comme avant ! 

 

    Ecoute-moi, je reviens vers cet acte sauvage vis à vis d'une professeur. Comment je ferai ? Prise de conscience de la gravité de l'agression par le juge,  Rappel à la loi très fort avec travaux d'intérêts généraux en crèche ou ailleurs, mais avec comme objectifs que cela répare la société et la professeur, changement de lycée pour se refaire une image différente, suivi éventuel avec un éducateur ou un psychologue, écoute des ressentis de la professeur par les deux jeunes... Et si nous sommes plusieurs à nous pencher sur ce cas, nous trouverions d'autres pistes à explorer.

    Mais si on les exclut, les mettons en prison ou je ne sais quelle punition, que feront-ils ensuite ? Quel coût cela aura-t-il pour le jeune, pour la société ?

2012-11-25-10.33.13.jpg

 

     Osons aller sur les voies de la gestion non violente des conflits, la médiation, la place des émotions, le sens de la règle, la réparation... pour plus de paix, de sérénité, de bienveillance.

     Bien amicalement à tous et à toi cher ancien collègue"

             Jean-François Laurent

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 16:59
Bonjour,
   Les actes de violence s'enchainent à la TV et hier, c'était mon ami Jean-Luc, professeur d'EPS passionné qui a eu droit à un passage à tabac en règle de la part d'un père de famille.
   La réponse apportée par le gouvernement me surprend parfois ou du moins ce qu'en traduisent les médias. Je regardais à la Tv un reportage où une proviseur reprenait deux élèves en les cadrant. A côté d'elle, une jeune demoiselle de moins de 23 ans, AVS chargée de sécuriser ce collège... Des réponses bien aléatoires mais qui ont le mérite d'exister, même si elles me semblent insuffisantes.
   Mes réponses sont différentes : 
        - D'abord former tous le personnel des établissements scolaires à la gestion non violente des conflits, médiation
        - Former les élèves à la médiation scolaire;
        - Puis former les parents ou du moins les éveiller à cette logique d'éducation douce.
        -Supprimer toute forme de punition pour aller vers des sanctions réparatrices.
        - Mettre en place des tuteurs librement choisis pour chaque élève qui en a besoin. Toujours au cours de ce reportage, la directrice parlait de quinze élèves qui mettaient un climat tendu dans l'établissement qu'elle dirrige. 
        - Placer le jeune en zone de réussite y compris dans sa tranche d'âge. L'échec est une grande violence pour la personne qui le vit, cela depuis longtemps et qu'elle est jeune.
        - Développer le langage et la place des émotions tout en évitant de jouer sur la culpabilité, la peur...
        - Modifier les pratiques pédagogiques et d'évaluation pour qu'elles stoppent la logique compétitive mise en avant par la suppression des notes, une autre gestion de l'hétérogénéité, une réflexion sur les rythmes scolaires (ce qui est en cours).
    Il y a quinze ans, je faisais scandale dans le primaire en ayant supprimé les notes pour une évaluation différenciée et critériée, c'est à dire des contrôles adaptés au niveau de l'élève (trois propositions au moins pour chaque classe). Pas de points rouges, de lettres, de chiffres, mais des critères atteints ou pas avec des objectifs à atteindre, des améliorations possibles. Sans oublier à un moment de situer l'enfant par rapport au niveau attendu. Est-il au dessus, au dessous ou dans la norme ? Et par rapport à cette référence, qu'a -t-il réussi ? Nous cherchions également à améliorer le niveau des élèves et baisser le niveau de stress dans l'établissement.
     Il y a quelques années, j'avais eu la chance d'analyser les bulletins trimestriels d'élèves de  6ème. Plus de 80% des remarques écrites étaient à connotation négative ou restrictive : "peut mieux faire, parle souvent, pas assez de travail, efforts à fournir..."
   Le mot clé pour lutter contre cette violence scolaire toute azimut : la confiance en soi que ce soient pour les élèves d'abord, les professeurs, éducateurs.... Soyons des développeurs de confiance en soi ! et la violence baissera. 

                                         29102010683Jean-François LAURENT

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 19:30
- Jean-François Laurent, la saison des conférences est terminée pour vous, Quel bilan en faites-vous ?
- Encore une intervention mercredi prochain avec des professeurs de collège à Chalon sur Saône avant les vacances d’été. De nombreux voyages de la Bretagne à l’Alsace, de Montauban à Paris, Annecy, Niort, Caen… Mais j’aime ces rencontres multiples avec des gens passionnés qui organisent ces conférences. Je les félicite et les remercie. J’aime aller à la rencontre des gens, de leurs questions, leurs souffrances, leurs témoignages.
- Quels thèmes avez-vous traités ?
- 70 % des conférences touchent la précocité intellectuelle et 30 % sur la confiance en soi, l’autorité.
- Comment qualifiez-vous une conférence réussie ?
- Une conférence réussie, pour moi, c’est une conférence où les gens, quand ils repartent, ont le sourire, se sentent mieux, ont de l’énergie pour travailler, pour élever leurs enfants. S’ils repartent avec l’idée qu’ils ne savent rien faire, qu’ils sont nul, démoralisés, là, je sais que j’ai été mauvais. Passer un bon moment, oui ! Mais cela ne suffit pas. Je veux leur apporter des solutions, des idées, de la confiance, de l’énergie.
- Et comment le savez-vous ?
- Ce n’est pas à l’intensité des applaudissements, mais à l’éclat des yeux, à l’intimité des questions posées, aux interpellations, à la satisfaction des organisateurs. Les salles sont très différentes. Parfois les gens ne montrent rien et ils te disent que tu les as interpelées, qu’ils ont été passionnés. D’autres sont plus « riantes », « bougeons ». On n’en est jamais sûr. A chaque fois, je donne le meilleur de moi-même. Je reçois beaucoup également. Des échanges peuvent se prolonger par mail.
- Quel est votre style ?
- J’ai mon style propre, je crois. Je ne cherche à imiter personne. J’essaie d’être proche des gens, à côté d’eux, pas au-dessus. Je développe beaucoup de thèmes autour des émotions et j’essaie de parler à l’âme des gens, de les toucher, de les émouvoir, pas de leur en mettre plein la vue. Je veux être accessible, je cherche la rencontre avec chacun. Je donne beaucoup d’exemples, je raconte mon expérience, les théories sur lesquelles je m’appuie. J’essaie d’être doux.
- N’avez-vous pas l’impression de dire toujours les mêmes choses ?300320101167
- Pour chaque nouvelle conférence, je me suis donné comme règle de toujours faire évoluer mon discours. A chaque fois, je modifie au moins deux à trois pages de mon power point. Ma pensée évolue, s’enrichit, mon expérience également, mes lectures… Tout cela se complète et cela se retrouve dans mon travail de conférencier. Si je développais toujours le même discours, je m’ennuierais. Et cela, ce n’est pas possible.
- Je me permets, avez-vous le trac avant une conférence ?
- Non, c’est mon métier et je suis heureux de débuter une conf. Je suis concentré, j’aime ce contact avec les gens. Une fois échauffé au bout de cinq minutes, je suis « dedans » et j’aime ça. Après, je m’appuie sur un gros travail de recherche, d’expérience, de réflexion. C’est ma force. Et quand on me pose une question et que je ne sais pas répondre, je demande si dans le public, quelqu’un sait répondre, si non, je recherche et renvoie la réponse par mail.
- Des nouveautés pour l’année prochaine ?
- Déjà, deux livres vont sortir cet été : Un roman écrit par Luis Rodriguez CAO, un écrivain espagnol sur la précocité intellectuelle. Un très beau roman sur l’histoire de deux enfants précoces, une histoire que j’ai adorée et que je vais éditer.
J’ai terminé Be APIE à l’école pour les éducateurs, professeurs et pour les parents, un livre qui explique comment gérer ces enfants à l’école, que faire, comment les comprendre, la relation avec les familles… Ces deux livres seront prêts bientôt.
Je vais entamer Be APIE à la maison dans les jours qui viennent. Je suis impatient de commencer. Je vais écrire également un livre sur la confiance en soi à l’école et à la maison.
- Qu’aimeriez-vous développer l’année prochaine ?
- J’aimerais bien sûr continuer de travailler sur la précocité intellectuelle, mais intervenir davantage sur tout ce qui est autorité et violence dans les établissements scolaires. J’aime développer tout ce qui gravite autour de la médiation scolaire. Le besoin est réel et urgent. L’international me passionne également. Logiquement, je repars au Sénégal deux semaines pour travailler dans une école, un collège et un centre de formation de professeurs.
- Un dernier mot
-  Belles vacances à tous. Si vous passez par la Corse (Balagne), j’y suis et c’est beau. A bientôt
 Merci Jean-François Laurent, bonnes vacances à vous2011-07-27-17.50.56.jpg

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 13:22

Une visite de François Hollande vient enfin de relancer la question du redoublement en France.

Quelques chiffres : 4.2% des élèves redoublent chaque année.

13.2 % des élèves ont redoublé à l’entrée en sixième

37% des élèves ont redoublé au cours de leur parcours scolaire, 21 % en Allemagne, 13% moyenne OCDE

Finlande : 2.8%, Suède : 0%

Le taux de redoublement baisse régulièrement chaque année en France. Pour ou contre le redoublement ? Il me semble que la question n’est pas binaire et une loi ne changera rien. Il me semble que la réponse est à rechercher    dans la pratique des professeurs. La majorité des enseignants propose le même apprentissage de la même manière, en même temps pour la même durée, avec la même évaluation  à tous les enfants. Tant que nous serons dans cette logique, le redoublement aura sa place et se justifiera.

Imaginons des sauteurs en hauteur. Actuellement, trop souvent, on  leur apprend tous à courir de la même manière, de prendre leur appel de la même manière, de franchir la barre … et que pour vérifier qu’ils ont bien progressé, on place la barre pour tous à 1.50m. On retrouvera ceux qui passent aisément cette hauteur et ceux qui feront tomber la barre. On peut imaginer que certains ont besoin de travailler davantage leur technique de franchissement, d’autres leur pied d’appel, d’autres la vitesse d’approche, etc. On pourrait estimer que la norme est à 1.25m (hauteur totalement fictive) et mesurer chacun selon ses progrès, prévoir des temps de consolidation, de perfectionnement, d’entraide, voire pour les meilleurs d’autres activités et valider le parcours de chacun. Cette compétence serait retravaillée l’année suivante jusqu’à validation définitive, cela sans redoubler une année. Les professeurs d’EPS l’ont bien compris et pratiquent déjà de cette manière.

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Quand un enseignant intègrera que les élèves utilisent des stratégies différentes, arrivent avec des acquis différents, ont besoin d’une durée différente pour apprendre, ne peuvent pas apprendre la même chose en même temps, qu’ils n’auront pas les mêmes résultats au final… Quand on acceptera des parcours différenciés, davantage de coopération entre les jeunes apprenants, des évaluations différenciées, alors la question du redoublement ne se posera plus.

Une des réponses est donc à chercher dans la gestion de l’hétérogénéité. Plus une classe est hétérogène, en plaçant les jeunes dans des situations de coopération, en leur donnant confiance en eux, en proposant des situations complexes d’apprentissage (réaliser un dossier, une lettre, résoudre un problème plus ou moins complexe, une expérience scientifique… l’échec scolaire reculera et tout naturellement le redoublement n’aura plus lieu d’être.

   Jean-François Laurent

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 11:41
Bonjour,
    Avec retard, mais il l'a fait. Luc Chatel, ministre de l'Education Nationale a reçu les parents de l'enfant, si j'ai bien lu la presse nationale. Ces parents avaient besoin d'être reconnus dans leur statut de victime, c'est primordial. Un peu tardivement, mais il l'a fait.
    Peut-être que Luc Chatel a lu mon article !   " Je crois au père Noël ! "
      Bien à vous
                         Jean-François

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 09:06
Bonjour,
    Je me lève ce matin et écoute les actualités qui mettent en avant les agressions sexuelles dont ont été victimes des petites filles de moyenne section de maternelle par leur professeur. Outre l'horreur de ces actes, je voudrai revenir sur la violence de l'iNSTITUTION.
     Je dénonce depuis longtemps les violences dont sont victimes les élèves : entre élèves, avec les jeunes de l'extérieur, mais également la violence produite par l'institution sur ses propres "utilisateurs".
     J'ai dénoncé la violence de l'institution vis à vis de ses propres salariés ouvriers professeurs dont je faisais partie avec des inspections difficiles, mais également l'indifférence de l'institution pour reconnaître une personne qui partait. Je nommais mon cas où, après 30 années de service, je partais et aurais juste aimé recevoir un petit mot écrit qui me remerciait de tous les services rendus pendant ces trente années au service des jeunes. Une reconnaissance symbolique qui m'aurait fait du bien, mais elle n'est pas venue.
      Et voici ce qui me heurte aujourd'hui : Les parents de ces petites victimes présumées sont ignorées par l'Institution, une violence de plus, une souffrance de plus qui se rajoute à leur malheur. Ils ne sont pas reconnus en tant que victimes et totalement ignorés par le ministère de l'Education Nationale.
    J'étais en conférence vendredi soir à Meyzieu et je nommais le fait que, au delà des coups et des punitions, cris... la plus grande des violences, c'est l'indifférence.C'est ce que vivent ces parents et ils ne comprennent pas. Ils souffrent d'une double peine : peine pour l'acte direct sur leurs enfants, peine pour la non reconnaissance de l'acte par les responsables institutionnels visà vis d'eux. Si on se met à leur place, de quoi auraient-ils besoin ? J'anticipe et me dis : un appel téléphonique du ministre ou d'un responsable de très haut niveau du ministère, visite du recteur, mise à disposition d'un psychologue pour eux et leurs enfants, assistante sociale pour informations sur le déroulement de l'Affaire. J'aurais volontiers imaginé cet appel du Ministre ou d'un de ses proches collaborateurs qui présenterait ses excuses au nom de l'Institution, qui informerait des aides mises à disposition, de ce que va faire le Ministère vis à vis de leur employé incriminé ...
        Ils veulent juste de la reconnanissance...
     Afin d'être reconnus comme victimes, ces parents portent plainte contre l'Institution afin de se retrouver  comme victimes, ce qu'ils sont. Non, ils ne sont pas procéduriers, non, ils ne recherchent pas de l'argent, ils veulent juste être reconnus, aidés, considérés dans leur souffrance et celle de leurs enfants.
    Si le ministère a un travail à faire sur lui-même, c'est aussi celui de la reconnaissance des acteurs du système afin de minorer cette cascade de violence : 
       - Violence des élèves entre eux,
       - Violence des professeurs sur les élèves et vice-versa,
       - Violence de la hiérarchie sur ses professeurs,
       - Violence de l'institution sur les parents,
  L'Ecole souffre d'abord d'un manque de reconnaissance générale à tous les niveaux. Quand tout va bien, exprimons-le ! L'Education Nationale est peut-être en manque de chaudoudoux pour reconnaître ses acteurs dans leur malheur, dans leur existance,  être reconnue elle-même.
        Jean-François Laurent

 

jf calvi

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 06:06

Jean-François LAURENT sera en conférence demain soir à Meyzieu, près de Lyon pour une conférence sur la confiance à développer chez nos enfants que ce soit à l'école comme à la maison.

 


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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 11:46

Enfin !

    J'ai enfin renouvelé mon site web que vous trouvez à l'adresse suivante : 

                www.jeanfrancoislaurent.com

    dont voici un lien direct  en cliquant ci-après : link

 

 Vous trouverez :

     - Des détails sur les formations et conférences que je propose,

     -  Une boutique pour l'achat de livres en ligne,

     - Des liens sur chaque page pour ce blog qui complète le site (ou inversement).

 

   Il va encore évoluer en fonction de vos remarques et suggestions.

      Bien amicalement à tousphoto-gigi-1.jpg

Jean-François LAURENT



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Qui Suis- Je ?

  • : Le blog de Jean-François LAURENT
  • : Présentation de mes activités de formateur, conférencier et écrivain dans les domaines de l'éducation : enfants intellectuellement précoces, HPI, EIP, APIE, ainsi que tout ce qui touche l'autorité, la violence, le conflit, les règles dans les établissements scolaires. Me retrouver sur le site : www.jeanfrancoislaurent.com
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