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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 09:03

L’APEL de l’école du sacré Cœur organise une conférence

 

Conference

 

Vendredi 30 mars 2012 à 20h00

Éduquer à la confiance,
Mais alors, comment faire ?

Présentée par J-F Laurent

Enseignant, écrivain, formateur sur deux domaines que sont la précocité intellectuelle et la médiation scolaire (autorité, violence, conflit, relation…)

 

Lieu : maison des associations « Simone André », place Jean Monnet, Meyzieu

Entrée gratuite.

Organisation : APEL Ecole privée du Sacré-Cœur - 59 rue Louis Saulnier  Meyzieu

 

telechargement--19-.jpgJean-François Laurent

——-

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 08:53

   C'est à Niort où Jean-François LAURENT s'est rendu en voyage express pour une conférence sur la précocité intellectuelle et plus particulièrement sur la gestion des émotions qui peut poser problème. 

    Parti vendredi matin de Calvi en avion jusqu'à Marseille, il a pris le TGV afin d'arriver en fin d'après midi à Niort. la conférence était organisé par l'AAREIP du 79, jeune association créée avec l'appui de la Caisse d'Allocation Familiale et l'ai de sa grande soeur l'AAREIP 01 (Assication d'Aide à la Reconnaissance des Enfants Intellectuellement Précoces).

 telechargement--2-.jpg

    La magnifique salle de l'ancienne caserne de Niort était bondée à 20 h 30 pour le début de la conférence qui a duré deux heures avant de passer aux questions / réponses, salle composée à la fois d'enseignants, de parents, quelques professionnels du monde médical et para médical, mais également quelques jeunes adolescents.

     Après avoir présenté sa théorie du "coeur tailladée", après avoir expliqué pourquoi il utilisait le terme APIE (Atypique Personne dans l'Intelligence et l'Emotion, il détailla avec de nombreux exemples pris dans sa longue expérience du terrain ces émotions envahissantes qu'un APIE a tant de mal à gérer. Au delà du constat, Jean-François Laurent donne des pistes à suivre, des idées différentes pour gérer le quotidien de ces jeunes, que ce soit à l'école, au collège ou à la maison. Il propose, explique comment faire differemment dans une transgression de règles. Il raconte commen faire à la maison le soir, quand on est fatigué et que vos deux enfants se battent, comment faire en classe quand un enfant est trop agité...

                                                                         telechargement--1-.jpg

   Il a beaucoup insisté sur cette nécessité de ne pas rester seul, de travailler en intelligence collective entre parents, enseignants, personnes du monde médical, para médical pour ensemble explorer les problématiques du jeune et ensemble en trouver des réponses adaptées.

 

    Une anecdote pour illustrer ses propos : "Quand un parent rencontre un professeur et lui dit : Mon enfant s'ennuie à l'école, il doit sauter une classe... ce n'est pas entendable par le professeur, le parents vient avec la solution qui n'est qu'une solution parmi d'autres. il doit venir avec le problème et parler de son enfant à la maison du type : Mon enfant ne va pas bien, voici ce qu'il dit à la maison de l'école... il a de plus en plus de difficultés à s'endormir, il se tape la tête contre les murs, il a souvent mal au ventre, il dit qu'il s'ennuie à l'école. Et vous, comment le voyez-vous ? Pouvez-vous me parler de mon enfant à l'école ?... Le discours ainsi est beaucoup plus entendable par le professeur et en réfléchissant ensemble, en demandant également au psychologue, au médecin de se réunir, vous allez peut-être trouver une solution qui peut être le saut de classe ... ou pas. D'abord problématiser puis seulement ensuite chercher des solutions qui découlent bien naturellement.

 

    Jean-François Laurent a proposé à tous de se questionner sur le sens de leur intérêt pour les APIE, mais également aux parents pour leur rappeler qu'il n'y a pas d'enfants APIE sans au moins un de leur parent qui l'est également... et qu'il n'y a que très peu de professionnels intéressés par la précocité intellectuelle et émotionnelle qui ne le soient pas également...

      A méditer

                                                       210520101399

        

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 12:16

     Une semaine intense de formation à l'école actuelle bilingue de Dakar (EAB) qui travaille sur les mêmes champs de la médiation et de classe APIE. Deux conférences à destination des familles, une conférence à destination des professionnels de l'éducation,telechargement--2-.jpg

 

de nombreux échanges et contacts, Ange, l'enseignant de la classe APIE qui regroupe 8 enfants de CP, CE2 et CM1 qui m'a longuement ouvert ses portes,telechargement--9-.jpg

des rencontres institutionnelles, d'autres qui ne l'étaient pas... Bref, le temps est passé bien vite. Cette classe est la première à accueillir spécifiquement des enfants précoces en Afrique de l'Ouest.

   Une école qui met en place des élèves médiateurs qui ont reçu une formation avec Brigitte Faofer, directrice de l'établissement.

téléchargement (15)

    


     Poser un regard sur sa culture, son système éducatif d'un autre lieu, d'une autre culture est toujours enrichissant.

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    Je souhaitais jouer gagnant / gagnant dans les échanges, je fus comblé. Ce qu'il en reste : La confirmation du lien étroit entre médiation, gestion des conflits et précocité intellectuelle. Les APIES ne supportent que difficilement une éducation fondée sur les punitions, la peur, l'humiliation, la soumission, d'où, si l'équipe le perçoit, ce malaise dès qu'il s'agit de gérer des transgressions de règles avec ses enfants là. Avec les uatres, les enfants standards, c'est la même chose, mais ils laissent moins de confiance en soi dans ces épreuves d'humiliation.

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    Expérience riche, cela faisait six ans que je n'étais pas parti à l'étranger travailler. Après la Mauritanie, l'Algérie, le Liban, voici la découverte bien partielle du Sénégal et de ses habitants. Un peuple joyeux, élégant, accueillant.

     Jean-François Laurent

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:14

     Que de polémiques au sujet de l'évaluation des professeurs du secondaire. j'écoute des débats où les profs vont être "fliqués", à la botte, .... des chefs d'établissements.

    Une nouvelle fois, il me semble que le processus prend le pas sur le produit fini. Effectivement, il s'agit encore d'une circulaire tombée d'en haut (DRH de l'Education Nationale). Dans le privé, je ne sais pas si c'est un modèle, en tout cas, c'est une pratique courante, chaque année, les cadres ont un entretien avec leur responsable et font état des objectifs fixés l'année antérieure et vérifient où on en est de l'atteinte ou non des objectifs. Souvent, c'est quantifiable : augmentation des profits ? de la production, de l'augmentation des parts de marché, de la baisse des coûts...

   Effectivement, pour les profs, il s'agit de pouvoir quantifier la qualité de leur travail. Quand j'étais directeur (15 ans), je m'étais amusé à élaborer quelques critères observables sur mon équipe alors que je n'avais aucun moyen moyen de gratifier mes profs toujours prêts, de bon humeur, bosseurs, empathiques avec leurs élèves, disponibles pour écouter les parents, effectuer des remplacements... En voici quelques-uns :

     - Le professeur arrive-t-il à l'heure ? 

      - A t-il une tenue adaptée à l'exercice de sa fonction ?

     - Participe-t-il volontiers à des formations ?

     - Rend-il ses copies comme prévu ?

     - Prend-il du temps pour travailler avec ses collègues ? 

     - Remplace-t-il des collègues absents quand il le peut ?

     - Participe-t-il concrètement aux projets de l'établissement ?

     - Est-il lui-même souvent absent pour de très courtes durées ?


          Puis nous arriverions à des critères plus subjectifs, mais qui malgré tout, sont observables : 

      - Est-il apprécié de ses élèves ?

      - Est-il disponible pour recevoir des parents ?

      - Est-il en empathie avec les élèves, leurs parents ?

      - Comment parle-t-il de ses élèves ?

      - Comment parle-t-il à ses élèves ?

      - Organise-t-il des activités de soutien ?

      - Est-il écouté en cours ou est-ce "l'indiscipline "?

      

         Nous pourrions aller plus loin encore, mais j'aime la remarque d'un IEN (du primaire) qui me disait qu'il avait environ 300 professeurs sous son autorité, mais que simplement 8 étaient dangereux pour les élèves. Quant aux autres, sa venue n'avait comme objectifs que de leur donner de l'énergie, de la confiance pour qu'ils continuent leur métier avec joie, amour et convictions. Il me semble que cet inspecteur avait compris sa mission et fixé des objectifs sains et efficaces à ses professeurs.

 

     Pour moi, la maîtrise de la matière a été validée à l'université par l'obtention d'un diplôme et nous ne devrions pas revenir sur ce point, sauf pour les matières évolutives où des formations obligatoires devraient être organisées. Donc, l'évaluation devrait porter sur "l'environnement" de la matière : la pédagogie, la relation, l'organisation, l'engagement. Alors, qui est le mieux placé pour mesurer ces paramètres ?

    Le chef d'établissement pour certains,

    Un spécialiste de la pédagogie pour d'autres,

    Une collecte d'informations auprès des parents pour d'autres,

  Ou le croisement de ces différents acteurs du système ?

 

   Et pourquoi pas demander également aux élèves d'avoir à s'exprimer sur leurs professeurs ?

 

   Jean-François, tu es fou de proposer cela ! 

   Nous arriverions à une évaluation d'acteurs par d'autres acteurs. cela mériterait  d'être approfondi, mais que des élèves puissent aussi donner leur avis sur un professeur, le débat me semble intéressant à ouvrir.

  La définition de l'évaluation qui me convient le mieux est : "Evaluer, c'est prélever de l'information pour décider !"

     Et si nous décidions que repenser l'évaluation des professeurs, c'est leur donner des informations et des moyens pour améliorer leurs pratiques auprès des élèves, de manière douce et constructive, le débat serait moins "virulent" sauf pour la frange des professeurs dangereux avec leurs élèves, mais là, c'est un autre débat.

 

Des pistes à explorer : 

  Quand je reprends les propos du ministre "Chatel", celui-ci estime que l'évaluation des profs ne reprend pas la totalité des aspects du métier et que le chef d'établissement est le mieux à même pour évaluer.

  Nous commetrions la même erreur. Si l'inspecteur ne voit pas la totalité des facettes du professeur, le chef d'établissement non plus. Voilà pourquoi je prone une évaluation "multiprismes" qui pourrait aller d'un questionnaire aux élèves, aux parents, entretien avec le Chef d'établissement, visite en classe avec un spécialiste de la pédagogie, co-évaluation avec un pair et remise d'une analyse de pratique....

 

    A nous d'imaginer une évaluation plus juste, multidimensionnelle, formative et non à vocation exclusivement certificative, tout en acceptant l'idée qu'il y a des bons profs et des mauvais profs... et qu'ils gagnent peu ou prou le même salaire, ce qui est injuste. 

 

    Débat à approfondir, enrichir, questionner... afin que le processus prenne le pas sur le produit et que je ne reproduise pas le système que je dénonce :  Que vive l'intelligence collective !

 

                              Jean-François LAURENT

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 07:45

Bonjour,

   Désolé pour ce compte à rebours qui se voulait humoristique, comme si ma démission était le scoop du petit monde de l'education.

 

 

    Je me suis réveillé ce matin en me rappelant le rêve que je venais de réaliser. C'était un beau rêve et je me sentais apaisé, souriant, reconnu. Le voici :

    Hier matin, le facteur a apporté le courrier comme tous les jours et j'avais une lettre recommandée. Curieux et pressé, je signe et ouvre l'enveloppe émanant de l'Inspection académique du Rhône. Il s'agissait d'un arrêté de démission pour moi-même. mais je fus surpris, à l'intérieur, il y avait également une petite enveloppe cachetée au nom de Jean-François Laurent, personnel. Mon nom était écrit à la main. J'ouvre l'enveloppe et prend la carte personnelle de l'Inspecteur sur laquelle était écrit les mots suivants :

         " Avec tous nos remerciements pour votre engagement au service des enfants, bonne chance à vous... "

      Ce petit mot m'a fait chaud au coeur, j'étais heureux et renvoyais à mon tour un mot de remerciements.


       Je me réveille

    Ce n'était qu'un rêve : Dommage. Vous terminez votre trentième année consacrée aux jeunes, vous vous êtes engagé, vous avez passé des week-end, des soirées, des jours, vous vous êtes passionné, vous avez débattu, innové, tenté, pleuré, ri... et en retour, vous avez droit au suprème honneur d'une lettre recommandée avec accusé de réception et d'un arrêté administratif.


     Où est la place de l'humain dans tout cela ?

     Il aurait suffi qu'une des personnes de l'administratif, sans oser demander à l'Inspecteur lui-même,  (quand même, il ne faut pas exagérer J-F) prépare une carte, un simple petit mot qui aurait pris 45 secondes et aurait tout changé : une reconnaissance. Mais c'était bien un rêve.

     Pour les élèves, le système scolaire génère de la violence, pour les professeurs et le personnel éducatif en général, le système génère des violences, si nous remontons la cascade, je suppose que les Inspecteurs d'Académie ressentent cette même violence de la part "du système" pour ne pas révéler de leur humanité dans ce quotidien, dans leur mission et responsabilités.

    Pour affirmer cela, je m'appuie également sur d'autres faits qui vont tous vers démontrer que la machine s'est déshumanisée alors que sa vocation profonde est l'éducation des jeunes de la nation. C'est un paradoxe.

 


      Une nouvelle étape dans ma vie professionnelle avec cette démission de l'éducation Nationale pour me consacrer totalement à mes trois activités majeures et liées étroitement que sont l'écriture, la réalisation de conférences et de formations, l'écoute et le suivi de familles, de jeunes. En outre, je suis en train de réaliser un quatrième lien en m'occupant de deux personnes agées de plus de 80 ans. Je suis interpellé et vais réfléchir au lien entre la souffrance des anciens et celle des jeunes. Je pressens découvrir des passerelles intéressantes. Comme je ne crois pas au hasard dans la vie, pourquoi sont-ils là maintenant et pourquoi m'interpellent -ils donc autant ? Ce ne peut être un virage à 180° en tre les jeunes et les vieux. Je penche plus pour du lien, de l'humanité encore.

 

      Suprême luxe, j'ai du temps et suis sorti de cette spirale infernale de la course au temps. J'ai du temps de réflexion, d'écriture, de répondre aux demandes de conférences et de formations avec beaucoup plus de liberté, du temps pour goûter la vie, les arbres...

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        J'ai du temps... pour rêver et vous le communiquer.

                 Bonne journée à tous

                              Jean-François LAURENT

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 16:04

Jean-François LAURENT                                           Caluire, le 29 septembre 2011

82, rue Jean Moulin

69 300 CALUIRE

Tel : 06.11.70.32.24

Mail : jflaurent2b@gmail.com                                                      A

En poste à l’école                                                Monsieur l’Inspecteur d’Académie

ND de l’Assomption                                                         Académie de Lyon     

Rue Hugues Guérin

69008 Lyon

Objet : Démission de l’Education Nationale

 

Monsieur,

          Suite à l’avis défavorable de la CCMD il y a quatre ans de m’accorder une mise en disponibilité d’un an pour poursuivre un doctorat de sciences de l’éducation,

          Suite à l’avis défavorable de la CCMD  cette année de m’accorder un congé de mise en disponibilité pour convenances personnelles,

          Suite à la confirmation de cet avis en appel par Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

       Après 27 ans de loyaux services comme enseignant, puis chef d’établissement l’année suivante et cela durant 15 ans, formateur en formation initiale, continue, à l’international, enseignant spécialisé puis, pour finir, comme enseignant en classe ordinaire à projet spécifique,

      J’ai l’honneur de vous présenter ma démission à compter du 27 octobre 2011.

      Je vous prie de croire Monsieur, en l’expression de mes salutations respectueuses.

                                                    Jean-François LAURENT

P1010198.JPG

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:52

   Je me lève très tôt le matin et j'écoute les informations pour tomber sur les unes des journaux du jour. Titre d'un des quotidiens nationaux :

            "Retour des cours de morale à l'école".

    Ce titre fait suite au décès d'une jeune fille de treize ans à la sortie de son collège, battue à mort par le frère d'une collègue de classe.

     Il me semble que dans cette phrase, "Retour des cours de morale à l'école",  il y ait deux mots de trop : -des- et -cours-.

    Et si on titrait : "retour d'une morale à l'école".

    Je ne suis pas en train de clamer que les professeurs n'ont plus de morale, que les enfants, les jeunes, les parents n'ont plus de morale, mais que le système n'est pas moral pour les jeunes et a une part de responsabilité sur le drame qui s'est déroulé dans le midi de la France.

    Quand a-t-on appris à ces jeunes en quoi la vengeance était destructrice pour soi et pour l'autre ?

     L'école ou le collège a-t-il eu des lieux, des temps où l'institution scolaire a favorisé, renvoyé une image positive des jeunes ?

     Quand a-t-on appris à ces jeunes à identifier puis gérer leurs émotions ?

      Y avait-il un adulte ressource pour recueillir ce mal-être de cette jeune fille submergée par sa violence ? Une infirmère, un surveillant, un CPE, un professeur tuteur ?

      Quand a-t-on appris aux professeurs, éducateurs, parents à gérer un conflit en bienveillance, à cadrer leurs élèves en bienveillance, à crier leur colère de manière acceptable et constructrive, à recueillir la colère, la tristesse, la peur des jeunes avec la volonté et le savoir pour le jeune d'en faire quelque chose, à sanctionner plutôt que punir ... Quand ?

      A-t-on appris aux jeunes qui ont vu la scène à intervenir sans danger et en efficacité ?


     Je dénonce, je dénonce, mais qu'est-ce que je propose ?

 

  - Je propose :

      - Une école, un collège plus coopératif et moins stigmatisant les jeunes en difficulté d'apprentissage. C'est à dire la suppression des notes, des classements, la recherche de l'hétérogénéité dans les classes qui favorise l'entraide et l'image positive de soi, travail par projet, en groupe, en petits groupes...

     - Une école, un collège où des cours sur les émotions, la gestion enrichissante des conflits, la médiation, les relations sont proposés dès le plus jeune age.

      - Une école, un collège qui forme ses professeurs à la relation éducative, qui leur apprend à travailler sur les concepts de sanctions / punitions, sur les signes de reconnaissance positifs,

      - Une école, un collège qui a retravaillé sur son règlement intérieur, sur le rapport à la loi.

        - Une école, un collège qui réunit parents et professeurs ensemble en équipe autour des jeunes.


     - Plutôt que des leçons de morale sur des maximes simples et courtes,

     - Plutôt que des portiques électroniques de détection des métaux,

     - Plutôt que des policiers dans les établissements scolaires,

     - Plutôt que le renforcement de mesures disciplinaires.

 

   Je n'ai pas vocation à trouver seul le remède à la bonne marche de l'Institution scolaire, mais sur ces registres de morale, violence, épanouissement, gestion des émotions,... les pistes que j'ai explorées avec d'autres donnent des résultats. Pas comme modèle, mais en exemple pour se dire que c'est possible 

  "Hier matin, après avoir introduit, comme tous les matins durant une huitaine de minutes, la journée par un temps d'interiorisation, de relaxation avec des enfants de quatre à 12 ans ensemble, (Ils étaient 40) nous avons travaillé sur une maxime de réflexion : "Le plus grand secret du bonheur, c'est d'être bien avec soi"

    Puis nous avons fait une dictée non notée et adaptée à tous les niveaux où les enfants ont pu se relire, travailler, s'aider, être félicités ou mis devant leurs responsabilités. Puis, nous avons tous écrit des lettres de remerciements aux parents d'élèves qui nous ont tant aidés pour la fête d'école... Durant la journée, je leur ai lu une histoire comme tous les jours, ils ont lu aux petits de la classe de cycle deux, nous avons regardé une vidéo de l'émission "c'est pas sorcier" sur la culture Maya. Nous avons joué à reconnaître des grands morceaux de musique classique (la petite musique de nuit, la cinquième symphonie de Beethoven, le Boléro de Ravel...) nous avons fait du calcul mental par jeux...

  Et nous étions heureux de vivre, travailler, se facher, exiger, rouspéter, rire... et apprendre ensemble. 


   Le soir, je recevais une maman qui m'a glissé, avant de partir, une lettre dont voici un extrait : 

   "... J'ai senti que mon enfant changeait doucement mais surement et qu'elle commençait à mieux mémoriser, à mieux apprendre, à mieux comprendre... et cela a changé mon regard sur elle. Alors, je voulais vous dire et surtout vous écrire... Je crois que vous appelez cela un chaudoudou, alors oui, c'en est un et un vrai !"

    Ce qui veut bien dire que c'est possible, que le système pourrait bouger avec une volonté des acteurs et des décideurs pour une école plus douce, plus accueillante, plus apprenante de la vie, plus morale quoi !

    Eduquer, c'est une histoire d'Amour

              Jean-François LAURENT

    

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 11:22
L'AAREIP AIN vous propose

 Vendredi 15 avril à 20h30

"Quelle école  pour les enfants à haut potentiel intellectuel ?"

une conférence de Jean-François Laurent

enseignant, formateur, auteur de « BE APIE »

Entrée libre et gratuite
Lieu :  
amphithéâtre de l'IFSI à Bourg en Bresse
("école d'infirmières", parking hôpital Fleyriat )

P1010436.jpg

 

  Pour réfléchir ensemble autour du lien entre l'école et la famille, comment se compléter. Comment jouer l'intelligence collective ?

 Les incompréhensions ? L'espoir ? Des idées pour comment faire ? Des pistes...

      A vendredi,

               Jean-François Laurent

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 15:19

Bonjour,

 

   Depuis quelques semaines, je suis interpellé par le rythme de l'université que suit ma belle-fille. Comment rester motivé par l'organisation de ses études ?

   Elle a commencé ses cours au 15 septembre, puis grève durant  au moins trois semaines

   - Une semaine de vacances à la Toussaint,

    - En  vacances comme toute sa "fac", pour les 2 semaines de vacances du 18 décebre aux premiers jours de janvier,

   - Une semaine de révision à la suite des vacances,

    - Pour passer une épreuve de 2 heures la semaine suivante,

    - Puis arrivent deux semaines pour que les professeurs corrigent

 

... Et nous arrivons le 31 janvier 2011 et enfin elle reprend les cours où déjà deux professeurs manquent. C'est son deuxième semestre qui commence après un premier semestre de quelques semaines de cours.

    - Une semaine pour les vacances d'hiver,

    - Une semaine en avril

   - Au 30 avril, les cours cessent  ! !

    - Sans compter les étudiants qui ont un statut de travailleur étudiant et qui ont besoin de dispense de cours...


 


Comment rester motivé avec un rythme aussi léger ?

Que développe-t-on chez nos jeunes comme valeurs ?

Quelle image cela leur renvoie-t-il ?

Quel niveau de L 1 avec une quantité de travail réduite à la portion congrue ?24092009190.jpg

 

 

   Quand allons-nous oser requestionner et transformer l'université ?


 

    Et à côté, des écoles privées supérieures à 5, 6  ou 7 000 € l'année...

 

    Quelques idées qui mériteraient d'être débattues, enrichies. Je ne suis pas spécialiste de l'université. Je réagis, je me laisse interpellé.

 

    - Travailler plus et plus longtemps dans l'année ?

    - Licence en 2 ans ?

    - Statut de l'étudiant renforcé ?

    - Travailler autrement en e-learning ?

    - ...

 

       Bien amicalement à tous et j'attends vos idées, réflexions...

 

             Jean-François LAURENT


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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 12:05

            7 à 8 conférences s'annoncent au cours de ce premier semestre dans toute la France et curieusement peu à Lyon. Le dicton comme quoi "nul n'est prophète en son pays" se révèle juste. Sauf l'APEL de l'établissement où je travaille 3 jours par semaine qui m'a demandé d'intervenir sur l'autorité avec les jeunes en 2011 alors que le monde change très vite.

 

 

 

CONFERENCE

MARDI 8 FEVRIER 2010

20 heures

ECOLE Notre dame de l’ASSOMPTION

12, rue Hugues Guérin

69008 LYON

 

 

Avoir de l'autorité en 2011 avec

nos enfants, nos élèves !

 

Comment faire avec nos jeunes aujourd'hui ?

 

 

Cette conférence sera animée par

Jean-François LAURENT

Professeur en classe à projet spécifique, formateur, écrivain et conférencier

 

Pour les PARENTS, GRANDS-PARENTS, ENSEIGNANTS, PERSONNEL SCOLAIRE...

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Qui Suis- Je ?

  • : Le blog de Jean-François LAURENT
  • : Présentation de mes activités de formateur, conférencier et écrivain dans les domaines de l'éducation : enfants intellectuellement précoces, HPI, EIP, APIE, ainsi que tout ce qui touche l'autorité, la violence, le conflit, les règles dans les établissements scolaires. Me retrouver sur le site : www.jeanfrancoislaurent.com
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Classe De Cycle 3